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Pourquoi de longues études peuvent vous appauvrir

Récemment, j’ai calculé ce que j’ai coûté à mon père en pension alimentaire pendant la durée de mes études de droit : 15 000 euros !

A raison de 250 euros par mois pendant 5 ans, voilà le montant pharaonique qu’il a dû débourser, juste pour payer les à-côtés de mes études (nourriture, vêtements, livres, téléphone…).






Et encore, je n’avais pas de logement à payer, et je travaillais l’été pour payer mon inscription à la fac, mon abonnement de transports et ma mutuelle. On peut bien évaluer le coût total à 20 000 euros.

Combien doivent donc débourser les parents qui doivent en plus offrir un logement indépendant à leurs enfants, ou des frais d’inscription élevés ?!

 

Le coût de la prise en charge d’un enfant pendant ses études est gigantesque, bien que les études soient souvent presque gratuites en France.

Certains confient même qu’ils auront moins d’enfants que le nombre désiré, de peur de ne pas pouvoir financer les études de chacun. Il faut dire qu’offrir de grandes études à ses enfants est souvent considéré comme une preuve d’amour. A défaut, on passerait presque pour de mauvais parents.




 

Je parlerai dans cet article des études à l’université, principalement. Je vise moins les études en école d’ingénieur ou de commerce, dont le coût me semble être souvent compensé par les débouchés intéressants offerts à la sortie. Ce qui ne doit pas empêcher, cependant, d’examiner le bénéfice de ces études au regard de l’investissement demandé.

 

Les études longues sont-elles vraiment avantageuses ?

 

Je m’interroge sur le bien-fondé de ces études de plus en plus longues et extrêmement coûteuses, pour plusieurs raisons :




 

– Des études longues n’assurent pas toujours de trouver rapidement un emploi, et encore moins un emploi à la hauteur du diplôme obtenu.

 

– le coût des études longues est pharaonique pour les parents, et leur durée est un véritable handicap financier pour l’enfant qui commencera sa vie active tard, donc commencera à épargner tard. Il s’enrichira donc plus difficilement que s’il avait commencé à travailler et à épargner tôt. Car en la matière, plus on commence tôt, et plus le patrimoine a de chances de grossir vite.

 

– La volonté de pousser la majorité des étudiants dans des voies conduisant à des métiers de cadres du tertiaire ne me paraît pas saine : un pays ne peut pas fonctionner qu’avec des cadres. Et logiquement, il ne peut pas y avoir de place pour tout le monde au même endroit. La conséquence est donc un chômage élevé à la sortie de beaucoup de formations.

 

Voilà quelques unes des raisons pour lesquelles je ne conseillerai pas spécialement à mes enfants de faire des études longues, à moins qu’elles ne soient particulièrement sûres en termes de débouchés/rémunération, et que le domaine suscite un véritable intérêt chez le jeune.

J’aurais tendance à davantage plébisciter les filières courtes et professionnalisantes, que ce soit avant ou après le bac.

 

Filières courtes, métiers manuels : pourquoi pas ?

 

Je pense que les métiers manuels, non seulement ne sont pas déshonorants, comme on a parfois tendance à le penser, mais peuvent être de bons gages de sécurité pour l’avenir.
Beaucoup de métiers manuels peuvent survivre à une crise économique, parce que l’on a toujours besoin d’électriciens, de plombiers, de maçons, etc.

Pour les métiers intellectuels, cela me paraît moins sûr.

 

Sans compter qu’être doué de ses mains présente un avantage incontestable pour se bâtir un patrimoine immobilier, ne serait-ce que pour construire ou améliorer sa propre maison et ses investissements locatifs. Que d’économies possibles quand on maîtrise ces domaines, donc un meilleur rendement à la clé.

Mais surtout, ces études, y compris les études supérieures courtes, représentent un investissement moins important, et sont donc rentabilisées plus vite, en permettant de commencer plus tôt à développer son patrimoine.

Prenons un jeune qui commence à travailler à 20 ans, après deux ans d’études, qui gagne le SMIC (je prends l’hypothèse basse) et habite chez ses parents pour une durée de trois ans.
En gérant correctement son budget, il peut espérer mettre assez facilement 500 euros de côté chaque mois.
A 23 ans, ce jeune aura donc 18 000 euros en poche, de quoi commencer à faire de petits investissements, par exemple.
Au même âge, la plupart des jeunes sont encore dans leurs études, soit endettés par un prêt étudiant, soit sans dettes mais sans économies non plus.

 

“Si je suis passionné d’histoire de l’art, n’ai-je pas le droit de passer 5 ans à étudier cette matière ? La culture, c’est important !”

 

Dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros, pour des études qui rapporteront, sauf exception, un salaire à peine plus élevé que des études plus courtes, ou conduiront le diplômé chez Pôle Emploi, ne me paraît pas un bon calcul, même si la matière est intéressante.

Pourtant, combien de parents financent des études dans des filières (quasiment) sans débouchés ?
Ca me rappelle qu’à l’époque où j’étais étudiante, l’ANPE se trouvait… juste en face de la fac !

 

Je ne suis pas d’accord avec l’argument selon lequel on ferait des études pour “élever son esprit”, quelques soient les débouchés, à 20 ans.

C’est bien gentil, mais la vraie vie, ce n’est pas cela. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Aller à la fac pour l’amour de la culture, ça se fait à la retraite, pas quand on commence sa vie.

La vie actuelle exige que l’on prépare son avenir de façon réfléchie. Si on opte pour telle voie, on doit le faire parce qu’elle nous garantira un travail.

Sans travail, pas de logement, pas de nourriture, pas de famille. On reste alors un grand enfant dépendant de ses parents. Ce n’est pas une situation saine, à mon avis.

 

En tant que parents, comment aider au mieux son enfant ?

 

 

En ce qui me concerne, je ne veux pas élever mes enfants dans l’idée qu’il faille absolument faire de longues études, et surtout pas pour faire plaisir à ses parents.

Je crois que je tenterai d’identifier leurs capacités et leurs goûts, afin de les guider vers un domaine qui leur plaira et qui pourra leur assurer un avenir, sans nécessiter un investissement pharaonique en temps et en argent.

J’espère qu’ils pourront commencer à travailler suffisamment tôt, dans le domaine qui leur plaît, pour développer leur patrimoine efficacement.

 

A nous d’aider nos enfants à trouver leur voie, en étant de bons conseillers concernant le rapport coût/bénéfices des études.

N’oublions pas que plus les études seront longues, plus le jeune aura de mal à construire son patrimoine, et pèsera sur le patrimoine de ses parents qui doivent également penser à financer leur retraite.

 

Ne recherchons pas à tout prix à faire de nos enfants des médecins ou des avocats, par fierté. N’oublions pas qu’être riche, ce n’est pas gagner beaucoup d’argent, c’est réussir à épargner beaucoup en faisant travailler son argent.

38 réflexions au sujet de “Pourquoi de longues études peuvent vous appauvrir”

  1. Excellent article !

    Les études, c’est un peu comme les placements, il y en a qui sont plus efficaces que d’autres.

    Exemples :
    – Certains BEP, CAP et Bac pro mènent tout droit… à la richesse. Même si beaucoup d’autre mènent à l’ANPE.
    – A mon avis, une très bonne idée : les BTS et DUT, court et efficaces.
    – Évidemment, les écoles d’ingé.
    – N’oubliez pas les études médicales.
    – Par contre, la FAC…

    Perso, je suis content de n’avoir jamais mis les pieds à la fac !

    Après, les études, c’est une chose… Mais savoir trouver les opportunités pro, c’est aussi important !

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    • Merci Quentin 😉

      J’aime bien ta comparaison avec les placements. C’est exactement comme ça que je vois les études, et je suis d’accord avec ta liste.
      En effet, je ne recommanderai pas la fac à mes enfants non plus…
      Mon constat est que l’enseignement y est presque uniquement théorique, souvent soporiphique, et enseigné par des gens qui n’ont généralement jamais mis les pieds dans une entreprise. On n’en sort donc pas vraiment préparé à travailler.
      Je cite souvent un exemple pour illustrer ça : en 5 ans d’études de droit, on ne nous a jamais montré un seul contrat… pourtant, en droit, le contrat, c’est vraiment la base de la base ! Voilà le niveau…
      Il faut donc se débrouiller par soi-même, faire des stages l’été mais généralement sans aide de la fac pour les trouver.
      Bref j’en conclus que le but de la fac n’est visiblement pas d’aider les jeunes à entrer sur le marché du travail.

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  2. Article qui me rappelle mes années d’étude où j’ai essentiellement passé mon temps à jouer aux cartes au self et à bosser au lieu d’aller en cours.
    Heureusement que grâce à mon boulot je ne dépendais pas de mes parents.

    Avec mon conjoint nous épargnons pour financer entièrement les études de notre fille, quelles qu’elles soient. Cependant, si elle ne veut pas faire d’études, cet argent pourra toujours servir à autre chose.

    Concernant les études, il est tout à fait possible d’en faire en cours du soir et de passer une L3 en 6 ans au lieu de 3. Certes c’est fatiguant mais ça permet de bosser, de se faire de l’expérience et en plus de faire des études à temps partiel.

    Je suis totalement pour les filières courtes et pro. Ce sont des métiers dont nous aurons toujours besoin. De plus, il n’y a aucun déshonneur à être plombier ou maçon. De plus, la légende raconte qu’ils ont un niveau de rémunération supérieur au smic. Le problème c’est que certains de ces métiers sont très fatigants, c’est aussi pour ça que beaucoup veulent s’orienter vers le tertiaire.

    Dans mon boulot je vois beaucoup de bac+5 qui galèrent à trouver un poste et qui en plus estiment être sous payés. Personne ne leur a demandé de faire de longues études qui ne débouchent sur rien et de postuler à des boulots basiques.
    On est pas limité dans le temps pour faire des études comme tu l’as mentionné. On peut toujours parfaire sa culture à 60 ans.

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    • En effet il y a des alternatives qui permettent de faire des études tout en travaillant. Cependant, pour faire une licence en 6 ans, il doit falloir s’accrocher car c’est très long.
      C’est vrai que le nombre de plus en plus grand de bac+5 est un vrai problème, qui pousse à se rabattre ensuite sur des postes moins qualifiés. On se demande alors quel est l’intérêt d’avoir fait tant d’études, vu leur prix.
      Aujourd’hui il faut de plus en plus avoir une double compétence (2 diplômes, par exemple M2+grande école) pour espérer trouver un emploi. On peut se demander jusqu’où cela ira.
      Je trouve que le phénomène d’inflation des diplômes pose un vrai problème.

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  3. J’ai opté pour des études paramédicales. Au final celles-ci n’ont quasiment rien coûté à mes parents si ce n’est 100€ par mois pour les transports. Je vivais avec mon futur mari, déjà salarié, et je travaillais chaque WE. Je suis assez fière d’y être arrivé comme ça. Et en plus toutes ces heures ou j’ai bossé, et bien j’ai cotisé pour ma retraite !!

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    • Le domaine paramédical fait partie de ceux dont on aura toujours besoin, c’est donc un bon placement (pour reprendre l’expression de Quentin). Ca n’a pas dû être facile d’étudier la semaine tout en travaillant le week-end, mais c’est la preuve que c’est faisable.
      Merci pour ce partage qui montre qu’on peut faire des études en se débrouillant par soi-même.

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  4. Personnellement, j’ai fait des études “longues”.
    Soit 5 ans d’études supérieurs. (avec passage du BTS obligatoire au bout de 2 ans, soit une sorite en chemin)
    Ayant un minimum de volonté et d’implication pour ne pas trop traîner en route, j’en suis sorti à 23 ans.
    Ensuite, j’ai eut la chance d’être dans une filière qui recrute, donc d’avoir un job plutôt bien payé rapidement.

    Mais je pense quand même que ce que j’ai appris dans mes études (surtout au niveau de la gestion de projet) me sera toujours utile.

    Par contre je vois bien de quoi tu veux parler quand je vois certains amis qui faisaient des études pas trop contraignantes dans des secteurs sans débouchés.
    Pour les métiers manuels, il y a une grande dévalorisation de ce type de métier en France, dévalorisation un peu ridicule.

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    • L’important est bien d’être dans un secteur qui recrute, dans ce cas des études longues peuvent se justifier. D’autant que selon le secteur, il n’y a pas toujours d’alternative au bac+5. Mais ça peut être un sacrifice financier important, dont peu de gens ont conscience, me semble-t-il.
      Donc pour moi, on devrait raisonner selon le retour sur investissement obtenu après les études.
      Si dans ton cas tu as obtenu rapidement un bon salaire, c’est parfait.

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      • Je ne suis pas tout à fait d’accord sur le secteur qui recrute.

        Au vu de ce que m’a apporté ma formation, c’était plus axé sur une façon de penser et des compétences large que sur une compétence spécifique.
        Bien sûr j’avais quelques compétences spécifiques (que je n’ai jamais vraiment utilisé).

        D’ailleurs mon première employeur recrutait des ingénieurs. Lors de mon premier entretien annuel, on m’a demandé si j’avais pas des amis ingénieurs dans d’autres secteurs qui ramait pour trouver un boulot, et qui accepterait de changer de secteur d’activité. Par contre uniquement des ingénieurs, car l’entreprise estimait que le niveau et ce qu’il avait appris leurs permettaient de s’adapter rapidement.
        (avec la crise, ils sont peut être un peu plus sélectif, mais je n’en suis même pas sûr)

        Sans compter que quand j’ai commencé ma formation, mon secteur d’activité traversait une crise importante. Je me souviens d’ailleurs du principal du lycée qui me disait que je faisait une grosse bêtise en choisissant ce métier. (5 ans plus tard, le secteur était devenu très porteur)

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  5. Les études médicales, c’est vraiment une voie intéressante : on ne voit jamais une infirmière au chômage.

    Au niveau médecin, attention, en profession libérale c’est costaud. Par contre, en salariat, ça peut valoir le coup.

    Enfin, il faut avoir le cœur accroché et le sens des responsabilités.

    Je n’ai pas opté pour le médical malgré deux exemples dans ma famille. Mais quand je vois les revenus de ma sœur, je grince des dents.

    Une autre anecdote, quand j’ai commencé en temps qu’ingénieur recherche dans l’automobile, j’avais 22 ans et bac +5. Contrairement aux 2000 € net qu’on me laissait espérer à l’école, on m’accordait 1500 €. Je travaillais avec des techniciens qui avaient un BTS. Non seulement, ils étaient meilleurs que moi dans le job du fait qu’au même age ils avaient 3 ans d’expériences et avaient fait des études moins théoriques, mais en plus, ils avaient moins la pression des responsabilités et ne gagnaient que 200 € de moins que mois. Sauf qu’avec 3 ans d’avance de salaire et moins 3 ans de dépenses d’études, ils avaient une avance sur moi de… 70 000 € ! Pour rattraper ça, il faut 30 ans, soit presque une carrière !

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    • Je trouve ton anecdote vraiment éloquente. Ca me conforte dans l’idée de conseiller ce type de filières courtes à mes enfants (dans quelques années !).

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    • 2 petites remarque.
      1.500€ pour un ingénieur, c’est vraiment pas cher payé.
      Ma femme avec juste son BAC gagnait quasiment autant en travaillant en temps que personne à tout faire (accueil, standard, services généraux, archivistes, …)
      Par contre, il est vrai que le secteur d’activité, comme la zone géographique ont un impact fort sur les salaires.

      Pour le médical, c’est un mauvais exemple, j’estime que c’est surtout une vocation.
      Et vu ce que je connais du milieu, il faut vraiment le vouloir pour finir ses études.

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      • Ne parle surtout pas de vocation a des professionnelles de santé (enfin pour ceux que je connais et pour moi en l’occurrence) la vocation c’est pour les prêtres et les bonnes sœurs, et ça fait longtemps que les infirmières ont fait tomber la cornette !!!! C’est un boulot comme un autre, plus ou moins gratifiant au niveau personnel mais aussi pécunier !! J’hésite pas a enchaîner les heures sup qui me sont super bien payées, et c’est pas pour l’amour du métier !!!

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        • J’utiliserai toujours le termes de vocation pour le médical.
          Je ne vois pas d’autres façons de l’évoquer.
          J’ai vu trop de chose dans ce domaine pour le considérer comme un simple job. Et puis j’ai du mal à considérer comme un simple boulot, le fait de gérer des êtres humains.

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      • Effectivement 1500 € c’est pas cher pour un ingé, mais quand tu as 22 ans, qu’on te laisse le choix entre du chomage sans indemnité et 1500, tu prends 1500 €. C’est aussi un exemple éloquent de l’état de la recherche en France.

        A 1500 €, je travaillais à la pointe de la technologie sur l’injection Diesel.

        Ensuite, j’ai démissionné pour gagner plus : dans le TP.

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        • C’est malheureusement le cas de beaucoup de jeunes diplômés qui changent de secteur (voir de pays comme certains de mes amis) pour avoir un salaire bien plus rémunérateur.

          Je pense effectivement qu’il y a là un sérieux problèmes de reconnaissance en France.

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  6. Tout dépend du métier que l’on veut faire. Il y en a certains où il est important d’avoir les bases, et après le mieux est de se faire sa propre expérience, et d’apprendre “sur le tas” les spécificités que l’on ne peut que difficilement toute apprendre à l’école.

    Dans d’autres cas, il est des métiers où on peut (presque) toujours apprendre des autres. Après bien sûr, il faut pratiquer pour être efficace, mais certaines techniques prendraient beaucoup de temps à découvrir et comprendre par soi-même : nous n’allons pas réinventer la roue, et il est important de pouvoir se servir du travail des autres afin d’évoluer plus rapidement.

    Cependant, et dans de nombreux cas, il est intéressant d’avoir pu expérimenter un peu par soi même avant d’apprendre davantage, afin de savoir ce qui nous bloque, ce qui pourrait être amélioré, comment on pourrait gagner du temps… Pour ça, les stages de formation sont pour moi une très bonne chose, et en plus ils peuvent être financés dans certains cas par l’entreprise.

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    • Bien sûr, apprendre est important, on ne peut pas toujours se former soi-même. Encore faut-il que l’enseignement soit de qualité, sinon c’est une perte de temps.
      En effet les stages sont importants et donnent de la maturité. Quand ils sont rémunérés, c’est parfait.

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  7. Salut,
    bien d’accord avec toi…et l’école d’ingé n’est pas un miracle. Ma femme, apres 1 an de chomage s’est reconvertie et a commencé à “produir” à 26 ans…
    Ceux de ma classe qui sont sortis ouvriers ont commencé à bosser à 18 ans… 8 ans de plus qu’ils gagnent leur vie et surtout qu’ils ont acquis leur rp… avec le boom de l’immo, pas de pret etudiant (mon épouse 20000 francs), ils sont déjà quasiment tous propriétaires de leur maison…

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  8. il est vrai que de longues études pour ma part à retarder mes projets d’avenir, être prioritaire d’une maison avoir de l’argent de coté, sachant l’inégalité qu’il y a entre un élève qui sort des études professionnelles , et quelqu’un qui fait des études plus poussé et donc plus long la courbe s’inverse !

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  9. Quel thème intéressant! Les études sont un tel enjeu au sein des familles que leur choix ne se base pas que sur des critères de vocation ou de rentabilité coût/durée…fille d’enseignants, j’ai payé un lourd tribu à des considérations autres que mon intérêt personnel,
    Côté parents : ayant 5 enfants, j’ai interdit la fac à mes fils en connaissance de cause : pas les moyens de leur payer des années de “glande” –
    Les DUT de deux de mes aînés les ont mené sur des chemins différents : licence pro et école d’ingénieurs, mais toujours avec un choix d’emplois à la clé,
    j’ai laissé ma seconde, plus scolaire, aller à la FAC : 7 ans pour devenir …prof!!
    Mais on ne peut pas toujours tout résumer à une histoire de coût :
    Je fais les efforts nécessaires (maman solo d’enfants non boursiers!) à la condition qu’ils connaissent et surtout respectent la valeur de qui leur est consacré!
    A eux de se construire leur vie,
    L’inégalité peut se percevoir dans tous les aspects de la vie, certaines s’arrêtent plus tôt que d’autres, et là, qu’importe si vous avez été propriétaire ou retraités plus vite ?

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  10. C’est étonnant cette façon de ramener tout a l’argent et aux économies, de chercher a tout chiffrer en termes d’épargne.

    Les études ne servent pas qu’à accéder a des rémunérations importantes, même si cela peut le faciliter, elles servent également a faire des têtes bien faites (et pas seulement bien pleines) … Et oui, la structuration de la pensée, ça passe aussi par des connaissances théoriques et le maniement d’abstractions. Les travaux pratiques viennent en principe après, quand on a es bases solides.

    Crois moi, avoir des parents qui vous aiment, et qui vous aident dans cette voie est une chance extraordinaire, un vrai cadeau. Le temps des études est souvent un temps privilégié, une transition, où l’on a du temps justement, pour soi, pour se former, pour se construire sans tout le poids des contraintes et des responsabilités du quotidien qui viennent bien assez tôt . On apprend cette autonomie mais en douceur, sans choc violent.

    Être pressée de voir ses enfants aller jour les petits esclaves modernes….franchement… Chose que d’ailleurs, tu t’es apparemment arrangée pour t’éviter, en choisissant de rester au foyer, ce qui rend ton discours ambivalent (choix cependant fait au prix d’une dépendance financière qui devient bien compliquée quand on veut reprendre sa liberté… Ce qui peut arriver dans le cours d’une vie,).

    J’espère en tout cas que si l’un de tes enfants émet le désir de se lancer dans un cursus long, tu ne chercheras pas a l’en dissuader sous prétexte d’économie. Et que tu seras capable de l’accompagner dans cette voie de manière sécurisante. Bon courage

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    • Bonjour Lila,
      C’est vrai que c’est étonnant de tout ramener à l’argent sur un blog qui parle d’économies et d’épargne… 😉
      Tu as sûrement des moyens financiers hors normes et le loisir de dépenser ton argent sans inquiétude des lendemains, tant mieux pour toi. Ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité de la population française actuellement, surtout à l’heure où le montant et la pérennité des retraites sont menacés.

      Ta vision des études est très belle, mais malheureusement très idyllique et complètement dépassée. C’est justement ce discours daté qui pousse de nombreux jeunes à perdre des années, vivant souvent sous le seuil de pauvreté, pour finalement avoir un job non rentable au regard du temps et de l’argent dépensé. J’en veux pour preuve ma propre expérience et celle de beaucoup de personnes de ma génération. Sans compter leurs parents qui, à quelque temps de la retraite, se retrouvent avec une épargne fortement entamée, pour un résultat discutable.
      Tu noteras cependant que je ne recommande pas de s’interdire tout cursus long, mais de bien le choisir selon les aspirations de la personne et les débouchés. Certains sont encore rémunateurs, mais beaucoup ne le sont plus et donnent accès à des postes atteignables avec un cursus plus court. Mais après tout, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et qu’on a de l’argent à gaspiller !
      J’ai l’impression que tu vis dans un monde bien éloigné de la réalité. Merci pour tes encouragements, je me permets de te les retourner en souhaitant que ton retour au réel ne soit pas trop douloureux.

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  11. “Certains confient même qu’ils auront moins d’enfants que le nombre désiré, de peur de ne pas pouvoir financer les études de chacun. Il faut dire qu’offrir de grandes études à ses enfants est souvent considéré comme une preuve d’amour. A défaut, on passerait presque pour de mauvais parents.”

    Ben oui lol Désirer un nombre précis d’enfants, j’ai toujours trouver ça d’une bêtise. Il ne suffit pas de les pondre pour son propre plaisir, il faut pouvoir les mener quelque part, et aussi loin que possible. Si des enfants ont les moyens et le goût de faire de longues études, ce qu’on leur souhaite, c’est bien que les parents aient réfléchi à ce qu’ils pourront offrir a leur progéniture. Quand on n’a pas de quoi accompagner et nombreux enfants au Max de leur possibilités, il est sage et responsable de ne pas les faire (même si on sort du moule 3 gosses, un pavillon et un portail électrique).

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    • Mener ses enfants “aussi loin que possible” et “au max de leurs possibilités”, c’est quoi ? leur faire faire 10 ans d’études pour qu’ils entrent à 30 ans dans la vie active, dans un job stressant où on doit se shooter pour tenir le coup ? Très épanouissant, sûrement… Comme ça maman pourra dire fièrement à toutes ses copines “moi je fais faire ceci cela à mon fils/ma fille” et le garder dans son giron le plus longtemps possible. Qui est le plus égoïste là-dedans ?
      Je préfère les aider à trouver un métier qui leur plaise, quelque soit le “niveau” de celui-ci, et leur permettre d’être indépendants rapidement. C’est la clé de la liberté et d’une vie épanouie.
      Je suis étonnée de ton ton condescendant, limite agressif, mais c’est au moins la preuve que l’article te fait réfléchir et te remettre en question.
      Alors bonne réflexion.

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  12. Super question !!!!
    mais je l’avais comprise autrement c’est marrant ( pour moi en tout cas)
    d’après mon humble avis, les etudes ou les longues etudes n’appauvrissent jamais.
    ce n’est pas l’accumulation d’information ou de connaissance en soi , mais bien le processus de compréhension qui est important.
    TOUT CELA … a condition de Vouloir Etudier et etre motivé
    comme dirait un certain Warren Buffet: “Quand vous cherchez des gens à recruter, vous devez rechercher trois qualités: l’intégrité, l’intelligence et l’énergie. Et s’ils ne possèdent pas la première, les deux autres vous tueront”;
    pour ce qui nous concerne si l’enfant ou l’élève ne possède pas la volonté, l’énergie de réussir OUI , les études appauvrissent .
    Conclusion :investir beaucoup sur la motivation de l’enfant c’est l’essentiel de tout.

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    • Bonjour Stan,

      Merci pour votre intervention. En effet, la première des conditions, c’est bien que l’étudiant soit motivé par ce qu’il étudie. On est bien plus performant quand on aime ce qu’on fait. D’ailleurs, le rôle des parents est, à mon avis, d’aider l’enfant à trouver sa voie, au lieu de le pousser à suivre une voie imposée.

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  13. Bonjour Aurore, je viens de découvrir votre blog, très intéressant et je réagis à votre post concernant les études longues.
    Ayant suivi des études de droit pendant 4 ans je vous rejoins totalement, même si mes études m’ont permis de réussir les concours administratifs et d’exercer le métier de juriste dans la fonction publique. Ce travail me permet de gagner honorablement ma vie afin d’élever mes 4 enfants!!.
    J’ai deux enfants en âge d’être au lycée et mon fils aîné est en bac pro cosntructeur bois, je suis sûre à peu près qu’avec ce diplôme (que je souhaite qu’il réussisse)il trouvera un travail qualifié, d’autant plus qu’il vient de réussir son CAP de charpentier. Jamais je ne l’aurai forcé à suivre des études longues, d’autant plus qu’il n’en avait pas la motivation.
    Les études coûtent chères, j’en sais quelque chose car la dernière année des mes études juridiques, j’ai du la financer par un prêt étudiant à remboursement différé, aïe aïe aïe quand il a fallu le rembourser.
    Je tenais en tout cas à vous féliciter pour la qualité de votre blog et la pertinence de vos articles, je vous souhaite bon vent!!

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    • Bonjour Granpi et merci beaucoup pour vos compliments, ça me touche beaucoup.
      Je ne doute pas que votre fils trouvera du travail, car on aura toujours besoin de personnes qualifiées sachant construire des logements. Voilà un métier qui répond à un besoin très répandu, c’est donc certainement une très bonne idée d’orientation.
      S’il n’avait pas la motivation pour des études longues, vous avez bien fait de ne pas le forcer et de respecter son choix.
      Bon vent à vous aussi 😉
      A bientôt,

      Aurore

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  14. Bonjour,

    Moi je suis d’accord avec vous dans le sens où il faut considérer les études comme un investissement. Toutes les études longues ne se valent pas, que ce soit sur le plan humain, culturel, ou économique.

    Mais je trouve que les discours comme “il n’y a pas de mauvais métier”, “il faut de tout pour faire une société”, “il ne faut pas avoir honte d’être maçon / éboueur / dame de ménage” sont agaçants, car teintés d’hypocrisie et de démagogie.

    Je ne connais pas de parents responsables qui, lorsqu’ils mettent au monde leurs enfants, souhaitent qu’ils passent un CAP (exception aux lignées d’artisan) il faut arrêter la démagogie. Tous souhaitent que leurs enfants fassent de longues études pour faire marcher l’ascenseur social, ou du moins la maintenir au même étage (lorsqu’elle est déjà élevée).

    Donc, pour résumer mon charabia :

    – les longues études ne se valent pas sur le plan économique
    – faire des études courtes est la dernière option à prendre (sauf quelques exceptions rares)
    – la meilleure alchimie – en général – est d’aller jusqu’au master, dans une filière reconnue en matière d’emploi.

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      • Oui, on sent le jeune juriste sûr de lui dans votre précédent commentaire 😉
        Mais attendez d’entrer sur le marché du travail et de vieillir un peu, vos certitudes seront peut-être remises en question. Je vous dis cela sans méchanceté aucune.
        A bientôt !

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        • Je ne voulais pas paraître juriste prétentieux :).

          Mais je vous concède le mot jeune. Oui, sans doute que je manque (beaucoup) d’expérience de la vie.

          Marionnette-aquatique.

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    • Bonjour Marionnette-aquatique,
      Merci pour ce commentaire qui est intéressant et pertinent.
      Vous avez raison, beaucoup de parents souhaitent voir leurs enfants accéder à un poste important après de longues études. Mais la réalité est têtue, il n’y a pas de poste pour tout le monde dans le tertiaire, et encore moins un poste de direction pour chacun.
      Je pense que cette génération (de nos parents) s’est trompée en dénigrant les métiers plus manuels. (attention, métier manuel ne veut pas forcément dire “métier pourri”)
      D’ailleurs, un bon plombier, un entrepreneur bosseur et intelligent, peut gagner sa vie tout à fait correctement.
      A votre avis, lequel du plombier “successful” ou de l’avocat au smic, a le mieux gravi l’échelle sociale ?
      Vous voyez, la question n’est pas aussi tranchée entre études courtes et études longues. Et puis, études courtes ne veut pas forcément dire CAP, mais aussi BTS, IUT, IUP par exemple. L’alternance peut aussi être une solution intéressante pour l’expérience qu’elle donne et la rémunération.

      Au delà de ça, je pense que 5 ans d’études, pour la plupart des métiers, c’est beaucoup trop. Trop de temps perdu à gratter du papier à la fac, trop d’argent dépensé pendant ces 5 années improductives. Trop de stress aussi. Je suis peut-être un peu dure, c’est vrai. Mais songez qu’il y a quelques années, il suffisait d’un bac+2 pour accéder à certains postes qui nécessitent aujourd’hui un bac+5 ! J’ai un peu l’impression que notre génération se fait avoir, et qu’on pourrait faire mieux en faisant différemment.

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      • Bonjour,

        Évidemment. Il y a des plombiers qui gagnent très bien leur vie, comme des avocats qui gagnent tout juste le smic. Mais là, on prend deux cas extrêmes.

        Je reste convaincu que la meilleure équation pour gagner de l’argent (sujet de votre blog), c’est de faire des études supérieurs, avec les risques que cela comportent.

        Vous ou votre mari, d’après ce que je sais en parcourant le blog (que j’apprécie beaucoup en passant), avez faits des études supérieurs non? Je crois que cela veut tout dire.

        Marionnette-aquatique

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        • En fait je ne suis pas absolument contre les études supérieures longues, je dis simplement qu’elles doivent être réservées aux projets solides avec débouchés certains. C’est le cas de mon mari, qui a toujours su ce qu’il voulait faire.

          Pour mes propres études au contraire j’ai une impression de gâchis. Je pense qu’il aurait été mieux de me laisser faire, comme je le souhaitais d’ailleurs, des études supérieures courtes type BTS ou licence pro. Mais ce n’était pas accepté dans ma famille. Je me suis copieusement ennuyée, ça a coûté très cher, et ça ne collait pas à mes aspirations profondes. J’avais envie de travailler, de faire quelque chose de concret, puis de fonder une famille.
          Tout le monde n’est pas fait pour étudier pendant des années, et vu le coût, je pense qu’il faut bien réfléchir à l’intérêt de l’opération.

          D’ailleurs après mon master, j’ai travaillé dans l’immobilier pour 1400 euros par mois (un secteur qui m’intéresse). Mais j’aurais pu prétendre au même poste/salaire avec 2 ou 3 ans d’études en moins. J’aurais eu un salaire bien plus tôt, aurais pu mettre de côté bien plus tôt, et j’aurais pu gravir les échelons au fil du temps et apprendre le métier tranquillement.
          Franchement, un master pour ce salaire, on ne peut pas dire que ce soit une opération très rentable.

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  15. MOI PERSONNELEMENT JE N’AI JAMAIS ETE EN FAC ET PAS FAIT D’ETUDES LONGUES ET HABITE EN FOYER D’HEBERGEMENT PUIS TRAVAILLE EN ESAT ET SUIS CONTENT DE TRAVAILLER EN ESAT EFFECTIVEMENT ON N’EST PAS OBLIGER DE FAIRE DES ETUDES POUR TRAVAILLER

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