main dans la main

Si vous voulez devenir riche, choisissez le bon conjoint

 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous conseiller de choisir ce qu’on appelle un “bon parti”, déjà riche, et de l’épouser pour son argent.

Je n’aborderai pas le sujet sous l’angle des sentiments dans cet article, mais du point de vue des finances personnelles.





 

Sur quels critères choisir son conjoint ?

 

C’est une question à laquelle nous devrions réfléchir avant de nous engager avec quelqu’un.

Car le choix de votre conjoint va déterminer le déroulement de votre vie : selon la personne que vous choisirez, vous pourrez vivre dans le confort, ou dans le manque et le stress financier.

 

En matière de choix, laissez-vous faire le “coup de foudre” ?
L’attirance est nécessaire. Mais il semblerait que ce soit un critère un peu trop aléatoire et éphémère pour faire le bon choix.




Les sentiments, alors ?
Les sentiments sont réputés pour être fluctuants. On ne devrait donc pas, à mon avis, se fonder uniquement sur ce critère. A notre époque, les sentiments sont rois, mais le nombre de divorces devrait nous rappeler que d’autres critères doivent entrer en compte. Les sentiments sont nécessaires, mais insuffisants pour choisir son conjoint.

Préférez-vous vous focaliser sur l’apparence de la personne ?
C’est aussi un critère important.
Mais il n’est pas suffisant non plus.

 

Vous devez aussi envisager les choses du point de vue de la gestion des finances personnelles.




En effet, tout comme vous prendrez soin, en principe, de choisir quelqu’un qui soit en accord avec les valeurs qui vous semblent essentielles, il vous faudra aussi vérifier que vous avez la même vision des choses concernant l’argent.

 

Le sujet de l’argent ne doit pas être tabou

 

La gestion des finances est un élément essentiel de la relation de couple.

C’est d’ailleurs une des principales causes de divorce. Il est donc extrêmement raisonnable d’y réfléchir avant de s’engager.

Il serait faux de penser que les sentiments viendront à bout des différences profondes entre les deux conjoints.

 

Permettez-moi de vous donner un petit conseil si vous êtes encore célibataire :

Si vous êtes une fourmi, ne vous associez pas à une cigale.

Premièrement, parce qu’on ne change pas son conjoint. Une personne foncièrement joueuse et dépensière deviendra rarement économe et raisonnable. Oui, peut-être qu’une fois sur cent la personne changera… mais vous aurez 99% de chances que ce ne soit pas le cas.

Deuxièmement, parce qu’un conjoint dépensier vous freinera dans la constitution de votre patrimoine, voire réduira vos efforts à néant s’il contracte des dettes, dont vous avez toutes les chances d’être solidaire (c’est-à-dire que s’il ne les rembourse pas, on vous obligera à les rembourser à sa place).

Enfin, parce que cette différence entre vous risque fort de vous conduire au divorce, qui est le “casseur de richesse” par excellence.

 

Pour choisir votre conjoint, suivez l’exemple des millionnaires

 

Selon le livre The Millionaire Next Door, qui est une étude fournie sur les habitudes des millionnaires américains, la plupart d’entre eux doivent leur richesse, non seulement à leur travail, mais aussi à une personne en particulier : leur épouse.

La majorité de ces hommes (car ce sont souvent des hommes) a en commun d’avoir choisi une épouse peu dépensière, et même encore plus raisonnable qu’eux du point de vue des dépenses. Ils sont en général mariés avec la même épouse depuis leur jeunesse (ils ont souvent la cinquantaine) et n’ont jamais divorcé.

 

En effet, la base du développement de la richesse, c’est l’épargne, qui sera ensuite investie pour produire des revenus. Cela demande donc une bonne gestion financière au quotidien, et un caractère raisonnable de la part des deux conjoints pour ne pas céder aux dépenses impulsives.

14 réflexions au sujet de “Si vous voulez devenir riche, choisissez le bon conjoint”

  1. Je ne suis pas vraiment d’accord avec votre vision de l’argent au sein du couple.

    Ce qui est dangereux n’est pas vivre avec un conjoint cigale, mais faire confiance aveuglément à son conjoint.

    En plus, actuellement, il existe de nombreux outils capables d’éviter les déboires financiers au sein du couple.
    Entre autres, les différents régimes matrimoniaux pour le mariage. Je sais que certains trouvent qu’il est inenvisageable de se marier en régime séparatiste.
    Mais c’est un régime qui force chacun à être responsable de ses biens. (et la solidarité des dettes se limites à la vie courante)

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    • Salut David,

      Tu as le droit de ne pas être d’accord.
      (au fait pourquoi passer du tutoiement au vouvoiement ? tu vouvoies quand tu n’es pas d’accord ?! lol)

      Mais la réalité montre quand même que beaucoup de couples pâtissent des dépenses inconsidérées de l’un ou de l’autre.
      La théorie c’est bien gentil, mais la réalité est souvent différente.
      🙂

      Le conseil que je donne est juste un conseil raisonnable. Après chacun en fait ce qu’il veut. Mais il ne faut pas dire ensuite “si seulement on m’avait dit”.

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      • Je vouvoye par défaut, pas forcément à un moment précis! 😉

        Pour le principe de la vie de couple, j’estime que chacun doit exister individuellement.
        Un couple ne doit pas écraser l’individualité de chacun.

        Et à partir de ce principe, chacun doit rester libre et capable, tout en n’étant pas soumis aux bêtises du conjoint.

        C’est pour cela que je suis marié sous un des régimes séparatistes.
        Ainsi, chacun a l’obligation de participer aux frais du ménage (principe du mariage). Une fois cette participation effectuée, chacun est libre de faire ce qui lui plait. Nos revenus étant individuel et non commun. (principe du régime séparatiste)

        En gros dés le début prévoir que chacun soit autonome et assume seul ses bêtises est le meilleur moyen pour éviter les problèmes.

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        • OK, mais je préfère que tu me tutoies, c’est plus sympa 😉

          J’ai une vision plus traditionnelle du couple et de la famille, même si elle n’est pas très à la mode. On dit que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes 😉 Et pourtant j’ai été élevée dans une famille à l’exact opposé (très “moderne”, féministe, carriériste, etc.)… qui a périclité.
          Je pense qu’hommes et femmes ont des rôles et des besoins différents. Mon mari est le chef de famille et je ne m’en sens absolument pas diminuée. Il faut dire qu’il n’est pas macho et participe aussi aux tâches ménagères, j’ai un mari en or 😀

          Dès le départ, nous avions l’objectif de construire une famille. Donc on fonctionne comme une équipe, avec chacun son rôle, en poursuivant les mêmes objectifs (dont on discute, mais comme on a la même vision des choses, on tombe généralement d’accord).
          Monsieur génère les revenus, madame les gère et les fait fructifier en plus de s’occuper de notre fille (ce qui d’ailleurs serait considéré comme un travail à part entière si je le faisais faire par quelqu’un d’autre…). Le but : faire de nos enfants des adultes équilibrés, et vieillir ensemble. On n’envisage pas les choses du point de vue d’une probable séparation (même si ça peut arriver, et on a quelques sécurités pour ça, mais ça ne nous taraude vraiment pas au quotidien).
          Bref, je suis loin de me sentir inutile ou incapable. Ni même prisonnière, d’ailleurs. On peut participer activement à la vie de la famille sans rapporter d’argent. D’autant qu’ici un seul salaire suffit. Je vois au quotidien les bénéfices de mon travail pour ma famille (notre situation financière saine, notre fille épanouie, mon mari heureux), et c’est une grande source de satisfaction.
          Donc dans ce modèle, la mise en commun coule de source. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir nos propres centres d’intérêts ou activités (exemple ce blog).

          La séparation de biens n’est pas adaptée à tous les cas de figure, bien que ça puisse être plus sécurisant. Je trouve que ça implique beaucoup d’individualisme.

          J’ai aussi l’immense chance d’avoir un mari qui reconnaît la valeur de mon travail de mère au foyer, et qui me remercie souvent pour mon implication.
          Je ne l’aurais clairement pas choisi s’il m’avait dit qu’il fallait absolument qu’une femme travaille à l’extérieur et fasse élever ses enfants par une autre.

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          • Je n’ai pas une vision différencié par sexe. J’estime que la vision de genre est issu de l’éducation.
            A partir de ça, je considère une personne en tant qu’individu (et non en tant qu’homme ou femme).
            J’ai tendance à me méfier des discours qui prônent la différence des genres. Souvent en grattant sous ce type de discours on voit rapidement émergé un bon gros sexisme à l’ancienne => femme cuisine, homme bière/foot.

            Pour la gestion des finances personnelles, je ne suis pas tout à fait d’accord, chacun à sa façon de faire, sa tolérance aux risques, ses idées, …
            Je ne me vois pas forcer ma femme à assumer des risques qu’elle n’aurait même pas envisager toute seule. (en investissant en action par exemple)

            Pour le régime matrimonial, je ne suis pas sous la séparation de biens : il est trop séparatiste à mon goût 😀 (il existe encore un autre régime séparatiste en France, peu connu, même au niveau des notaires…)
            Ce type de régime a d’ailleurs un gros intérêt bonus pour nous : elle sécurise le conjoint dans le cadre d’une activité libérale (qu’il est probable que nous réalisions tout les 2).

            Après, chaque régime correspond à un besoin, mais trop souvent les gens sont persuadé que le régime de communauté réduite aux acquêts est le meilleur régime et ne vont pas voir plus loin.
            Ensuite c’est sûr qu’il faut faire attention aux dépenses du conjoint, simplement car le cadre légal du mariage (non choisi dans la majorité des cas) impose de le faire.
            J’estime que le problème est là et non dans les dépenses du conjoint.
            Dis autrement, je ne vois pas en quoi acheter le dernier gadget à la mode devrait concerner le conjoint. Dans la cas de la communauté, par définition tout achat concerne le conjoint.

          • Sans entrer dans une polémique, je n’approuve pas le discours actuel qui vise à nous faire croire qu’on est “tous pareil”. Tous égaux, oui, tous pareil, non.
            Après, les exemples que tu donnes sont des stéréotypes, chez nous pas de foot, je fais la cuisine mais l’homme fait la vaisselle. Bref, on n’est pas obligée se choisir un bidochon non plus 😉

            Je serais curieuse de connaître ce fameux régime dont tu parles.
            En tout cas, l’important est de faire les choix qui nous correspondent. Mais je pense que même en étant bien sécurisé financièrement, on a toujours intérêt à choisir quelqu’un qui partage la même vision des choses. Ca ne peut qu’aider, et pas qu’au niveau financier.

          • On n’est donc pas tout à fait d’accord au niveau du concept d’égalité. 😉

            Le régime dont je parle est le régime de participation aux acquêts.
            En résumé, le principe durant la durée est la séparation. Mais à la dissolution, on partage l’enrichissement patrimoniale.
            La logique étant que le couple a aidé l’enrichissement, et donc qu’il est normal que l’enrichissement de chacun soit partagé.
            Il est peu apprécié en France, car un peu complexe, et nécessitant un peu de gestion. Il est donc assez peu adapté à la logique française qui veux que ce soit l’état qui subvienne à nos problèmes (et non pas l’individu lui-même).

            Dans notre cas, ce régime correspondait à notre façon de fonctionner, donc a été choisi assez rapidement!

          • D’accord, merci pour cette information, je ne connaissais pas ce régime. C’est un fonctionnement qui semble juste.

  2. haha, je vois que ce sujet passionne les foules. Son conjoint va en effet déterminer largement notre avenir! Il en est de même des amis, mais dans une moindre mesure.

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  3. Bon sujet de discussion! Moi, c’est un seul pot commun et si par malheur je devais me séparer, j’espère que nous tiendrons le meme discours que maintenant: au nom des années de bonheur, on couperait tout en 2. Mon épouse gagne moins, du coup c’est elle qui a prolongé son temps partiel apres les 3ans de notre dernier: elle devrait alors dépenser encore moins? Je suis heureus que nous puissions nous payer cette réduction d’activité pour le bonheur de nos enfants… et ca n’a pas de prix. Lors de son année de chomage, ma vie quotidienne etait plus confortable (je rentrais du taf, tout etait fait) et comment aurait-elle payé sa part.
    C’est trop compliqué pour des gens comme nous qui ne devons pas séparé les biens du ménage de ceux d’une entreprise.
    Je me rends compte que ma compagne n’est pas comme moi: je me suis lancé dans des investissement qu’elle n’aurait meme jamais tenté. Mais son soutien me comble: c’est donc une bonne épouse de ce point de vue (investissement) sans pour autant etre ma copie conforme.

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  4. Hello Aurore,

    Nous avons à peu près la même vision des choses.

    AU-delà de l’aspect cigale/fourmis, je crois qu’il faut aussi se mettre d’accord sur la manière dont on voit la famille. Quand on s’est rencontré, on travaillait tous deux à temps plein et mon salaire était correct. Quand on a eu notre fils, j’ai réalisé à quel point il était ubuesque de le faire élever par une autre et de râler encore le week end après toutes les tâches ménagères qu’on n’avait pas eu le temps de faire dans la semaine.
    Maintenant, je travaille à mon compte à mi-temps. Je gagne deux fois moins, mais je peux aller chercher mon fils à l’école à 16H30 et m’en occuper le mercredi. j’ai la satisfaction d’avoir une maison propre et rangée, des dîner équilibrés prêts à une heure raisonnable, une famille détendue. j’ai bien conscience que cela est possible grâce au bon salaire de mon mari.
    Mon mari n’est pas d’accord avec cette démarche. Il voudrait que je travaille plus pour gagner plus et ne voit tout ce que l’on économise grâce cette situation: frais de garde, de pressing, de ménage, mais aussi alimentaire car en rentrant tard on a plus tendance à avoir recours aux plats tout prêts qui coûtent plus chers.
    Bref, sujet de friction entre nous…
    Mes amies me mettent aussi en garde: si on se sépare, je serai dans la M_ _ _ E.

    Enfin, quand on est en compte joint, il peut être frustrant de ne pas faire ses propres dépenses comme on l’entend et de toujours devoir en référer à un autre.

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    • Hello Mathilde,
      Désolée pour le retard de ma réponse, en ce moment c’est la course !
      Je suis désolée d’apprendre que ton mari n’est pas d’accord avec ton nouveau travail, qui pourtant te laisse du temps pour ta famille.
      C’est vrai que c’est important d’être sur la même longueur d’ondes à ce niveau-là aussi.
      J’espère qu’il verra bientôt tous les bienfaits que ta nouvelle situation vous apporte même s’il y a un peu moins d’argent (tant que vous en avez assez pour vivre correctement).
      A côté de ça, tes amies n’ont peut-être pas tort, il faut que tu aies de quoi te retourner en cas de séparation.
      Cependant, je suis peut-être vieux-jeu, mais je pense qu’il est important de s’adapter aux demandes du conjoint pour préserver le couple. Si après discussion, c’est important pour lui que tu ramènes aussi de l’argent, il faut prendre cela en considération. 😉

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