Les femmes au foyer : des profiteuses ?

Les femmes au foyer : des profiteuses ?

 

J’ai discuté, il y a quelque temps, avec un petit jeune homme qui a eu l’outrecuidance de m’accuser d’être une profiteuse qui vit aux crochets de son mari. Quel affront ! 😀

Pire, je sais bien qu’au fond, beaucoup de gens, y compris dans nos familles respectives, partagent ce triste avis. Je ne résiste donc pas à l’envie d’exposer ma vision des choses.

Il faut dire que pour une femme au foyer, les réflexions, plus exquises les unes que les autres, ne manquent pas : « tu vas quand même reprendre le travail, non ? », « qu’est-ce que tu fais de tes journées ? » (je reste allongée dans le canapé à regarder la télé, pourquoi ?).






Femme au foyer, ça fait rétrograde, pas sexy, quoi.

« Ben oui, qu’est-ce qu’elle peut bien faire de ses journées ? Regarder les feux de l’amour sûrement. Pfff la pauvre ! »

C’est sûr, les enfants, ça s’élève tout seul : on les pose dans un coin et ça ne bouge plus de la journée. 😉

Et puis, rétrograde, peut-être, mais c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. 😉 Sans rire, c’est un modèle qui fonctionnait plutôt pas mal avant, vous savez, avant que le divorce ne détruise une famille sur deux.




Chez nous, chacun contribue à sa façon pour le bien-être de la famille. Mon but dans la vie, ce n’est pas d’être une femme libérée comme le prônent les magazines, c’est que ma famille tienne le choc.

Je trouve profondément saugrenue (mais révélatrice des temps actuels) l’idée que les femmes au foyer seraient des « profiteuses », tout comme il ne vient à l’esprit de personne de considérer qu’un homme est un profiteur parce que sa femme lui fait à manger, lui repasse ses chemises, ou s’occupe de ses enfants.

 

Evidemment, je parlerai ici du cas où le salaire d’un seul conjoint suffit à faire vivre la famille.
Je sais que beaucoup de femmes aimeraient pouvoir s’occuper de leur famille, mais ne le peuvent pas pour des raisons financières. Pas la peine de me dire que j’ai de la chance : je le sais (enfin je dirais plutôt, 10% de chance, 90% de choix).




Je sais aussi que certaines arrivent « par-fai-te-ment » à gérer vie de famille et travail. J’en suis très heureuse, mais je pars quand même du postulat que bien souvent, ce n’est pas aussi rose qu’on le dit, notamment au niveau de la fatigue engendrée.
Je sais bien aussi que tout le monde ne supporte pas de « rester à la maison » ni de s’occuper d’enfants toute la journée (ce n’est pas aussi facile qu’on le croit). Quelque soit votre statut, sachez qu’il n’y a pas de condamnation dans mes propos.

 

1. Les raisons de notre choix

 

a. Ma propre expérience du carriérisme à la sauce féministe

 

J’ai grandi dans une famille où la carrière était la priorité numéro 1.
L’idée était la suivante : les enfants ne doivent pas faire obstacle à la carrière des parents.

Bref, très tôt dans l’enfance, je me suis promis une chose : je m’occuperais de ma famille.
Mais il ne fallait pas le dire, chez nous les femmes au foyer étaient considérées comme des cruches incapables de faire quoi que ce soit de leur vie.

Je ne vous dis pas le choc quand j’ai fait mon « coming-out » !

 

b. Le monde du travail

 

Je n’ai pas trouvé le monde du travail (salarié) épanouissant. Du tout. Pressions, jalousies, clients qui vous traitent comme un paillasson… Mes collègues en étaient rendus à prendre des médicaments pour calmer leur stress. Finir comme eux, sûrement pas. Travailler, oui, mais pas au prix de ma santé.

Sans compter que j’habite une région où les temps de trajet sont à rallonge. Lors de mon dernier emploi, je passais 3 heures par jour dans les transports. Hors grèves bien sûr.
Autant dire que je rentrais épuisée et que le temps passé en couple était court. Quelle vie détestable quand j’y repense… C’est à ce moment-là que mon mari m’a fait la proposition qui a changé notre vie : « Tu n’es pas obligée de travailler, on peut vivre avec mon salaire ». Quel homme ! 😀

Cela dit je ne m’interdis pas de créer ma propre activité dans quelques années, mais il y a peu de chances pour que je reprenne le chemin du salariat.

 

c. Ma vision de la vie

 

Travailler pour vivre, OK, mais vivre pour travailler, non merci. Par contre, je suis convaincue qu’il est important de prendre soin des gens que l’on aime. Créer des liens avec ses enfants, c’est maintenant qu’il faut le faire, pas quand ils seront partis de la maison.
C’est une vision partagée par mon mari, qui a pris soin, de son côté, de choisir un métier aux horaires réduits (oui c’est ça, Fonctionnaire, avec un grand « F » s’il vous plaît 😛 ). Nous avons donc beaucoup de temps libre à passer ensemble et avec notre fille, et c’est un plaisir quotidien.

D’autre part, je refuse de sacrifier ma vie de famille pour un boulot où on me considère comme un pion dont on peut se débarrasser à tout moment.
Le travail, à notre époque, est incertain. La famille, par contre, est faite pour durer. J’ai choisi de miser sur ce qui durera.

 

2. La femme au foyer et les finances

 

a. Notre but dans la vie n’est pas de gagner le maximum d’argent

 

Mon charmant interlocuteur qui m’a inspiré cet article, m’a fait une réflexion typique des adeptes de la « rat race » (je n’aime pas tellement ce terme, mais il reflète quand même bien la réalité : cette « course de rats » où l’on est engagé sans s’en rendre compte, pour tenter de gagner toujours plus d’argent et de « paraître », en oubliant les choses importantes de la vie).

La voici en substance : « tu aurais pu faire de grandes études et gagner un bon salaire, au lieu de finir femme au foyer et de vivre aux crochets de ton mari ».

Comme lui, bien des gens ont du mal à imaginer qu’une femme au foyer ait un niveau supérieur au brevet des collèges.
Pour ma part, après avoir poussé jusqu’à un Master de droit des affaires, j’ai décidé de tout arrêter. Pourquoi ? Parce que ça ne me correspondait absolument pas.

Ces études m’avaient été imposées par la pression familiale, parce qu’il fallait avoir un métier prestigieux. Mais à quoi sert un métier prestigieux que l’on n’aime pas ?!
A frimer ? Ca ne m’intéresse pas.
On peut se forcer un certain temps, mais on finit par y laisser des cheveux. Je préfère la liberté de mener à bien mon projet de vie, faire ce que j’aime vraiment, sans être bloquée par le regard d’autrui.

Bref, puisque mon mari, qui aime son métier, gagne suffisamment pour nous permettre de vivre avec son salaire, tout en épargnant une part substantielle de celui-ci, pourquoi irais-je m’épuiser avec un travail qui ne m’intéresse pas, alors que j’ai une famille qui a besoin de ma présence ?

Pour gagner plus d’argent ? Nous n’en voyons pas l’intérêt.

Oui, on pourrait s’offrir des vacances sous les tropiques, partir au ski tous les hivers, payer une « super » nounou pour s’occuper de nos enfants… !

Mais, pardon si je choque, mes enfants, je préfère m’en occuper moi-même. Je pense encore être la mieux placée pour ça.
Je préfère vivre avec moins, partir moins souvent en vacances, mais pouvoir profiter de ma famille au quotidien, plutôt que de rentrer fatiguée et préoccupée tous les soirs.

 

b. Une femme au foyer, ça vous fait faire des économies

Avec une femme et un enfant, mon mari ne dépense pas tellement plus que lorsqu’il était célibataire.
Par quelle magie ? Parce que sa femme au foyer a le temps de tenir les comptes, de chercher les bons plans, et de réfléchir à l’orientation à donner à nos finances.

Parce qu’il n’y a pas de frais exorbitants de garde d’enfant à payer, et plusieurs milliers d’euros d’impôts économisés chaque année.

D’ailleurs, si je travaillais, la plus grande partie de mon salaire serait dépensée en frais de transport, vêtements, repas, garde d’enfant, et impôts.
Le rapport « sacrifices/bénéfices » serait clairement négatif. Quel en serait alors l’intérêt ?

Sans compter le confort de vie que notre situation nous offre : avoir le temps de cuisiner, de discuter, de passer du temps en famille chaque jour.

Je pense que c’est un excellent mode de vie pour favoriser la cohésion du couple et de la famille. Il faut dire que j’ai un mari qui m’aide beaucoup dans les tâches quotidiennes, ce qui, évidemment, rend les choses plus agréables.

 

Au final, ce qui me pose question, c’est le postulat, répété naïvement, selon lequel il faut travailler et gagner le plus d’argent possible, même quand on a déjà de quoi pourvoir à nos besoins.
C’est aussi cet a priori généralement négatif sur les femmes qui décident de travailler pour leur famille (ah, vous ne saviez pas que c’était aussi un travail ? ;)).

Et, quand je pense au nombre de divorces à notre époque (presque un mariage sur deux), je me dis que nous faisons le bon choix d’aller à contre-courant de la mentalité ambiante.

Pour ma part, je me sens parfaitement à ma place dans mon activité de mère au foyer. Moins de stress, de fatigue, et une vie de famille de meilleure qualité : franchement, une vie géniale.

Alors, si vous me croisez, retenez-vous de me demander quand est-ce que je reprends le travail. 😉

Et vous, avez-vous déjà eu envie de prendre du recul, d’une façon ou d’une autre, par rapport aux injonctions de notre société ? Si vous êtes comme moi femme au foyer (ou si votre femme l’est), qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

 

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111 réflexions au sujet de “Les femmes au foyer : des profiteuses ?”

  1. Salut,
    Je ne pourrais pas être femme au foyer, mais après avoir bosse à temps plein chez 2 employeurs depuis des années dans un boulot que j’apprecie beaucoup, je commence a me dire que si je devais perdre un de mes 2 boulots j’en serais ravie.
    Néanmoins, je n’ai pas ta chance et mon conjoint ne comprendrais pas que je ne cherche pas d’activite complémentaire. Nous avons juste un compte joint pour les charges mensuelles, nous ne partageons pas nos revenus.
    Je réfléchirais à mon temps partiel pour être plus présenté pour ma fille quand j’aurais fini de payer mon crédit immo.
    Bon courage avec les rat racers.

    • Salut Mel,
      Le temps partiel, c’est une idée intéressante, et ça a l’avantage de satisfaire un peu tout le monde : ça te laisse du temps pour ta famille, et en même temps on ne te classe pas dans les « inactifs » (pour celles qui ont un conjoint « réfractaire » aux femmes au foyer).
      A bientôt

  2. Hello!
    Moi aussi j’étais salariée dans un domaine que j’aime beaucoup mais là, je suis complètement épanouie en étant mère au foyer !
    Mon conjoint me soutien aussi.
    C’est vrai que c’est un choix franchement pas apprécié à sa juste valeur mais en écoutant certains adages franchement rébarbatifs, j’ai l’impression que certains femmes sont JALOUSES de notre choix car OUI nous ne sommes pas tombées dans l’abîme de cette société de consommation où les valeurs familiales prennent un sale coup….

    Par contre j’admire celles qui n’ont pas le choix et sont obligés de trimer pour leur enfants.
    Tchao

    • Hello Jemjmi,

      En effet, le soutien du conjoint, c’est essentiel. D’ailleurs, je pense que si ça se passe aussi bien pour moi, c’est parce que mon mari reconnaît la valeur de ce que je fais pour la famille. Du coup, c’est même plus gratifiant que la plupart des jobs où on remarque à peine tes efforts.
      Moi aussi j’ai cru déceler de la jalousie derrière les réflexions de certaines personnes. Dommage, car bien souvent, les pires ennemis des femmes sont les autres femmes.
      A bientôt

  3. Bonjour Aurore,

    Je suis un homme mais je me permets d’intervenir pour te dire bravo de vivre la vie que tu as envie de mener et de se moquer de l’avis des autres… Car l’essentiel est d’être bien dans ces baskets, ce choix de vivre avec moins et avec une meilleur qualité de vie est très respectable. Toujours vouloir gagner plus n’est pas une finalité en soit, il y a des gens bien plus aisés que toi qui ont tout matériellement et qui sont au final bien plus malheureux de ne pas avoir le temps de vivre…

    • Merci Mr Huggy 😉
      En effet l’argent n’est qu’un outil dans la vie, pas un but. Avoir du temps libre pour soi et ceux qu’on aime, c’est aussi une forme de richesse.

  4. Bravo à vous de tenir votre cap.

    Pour les divorces, je pense qu’il y a aussi un effet sociétal, à une époque, ça ne se faisait pas de divorcer.

    Pour les enfants, je confirme qu’il y a un gros effet de seuil. En clair, si on gagne correctement sa vie, il devient plus couteux de les faire garder que de s’arrêter pour s’en occuper.
    C’est d’ailleurs la raison, pour laquelle nous ne faisons pas d’enfant. Entre nos salaires trop élevés (c’est ça de gagner un salaire à 4 chiffres! ;)), et nos horaires hors maison important (12h/jour), un enfant = un salaire.
    Donc ça signifie plus d’épargne, et notre projet fortement repoussé (voir simplement annulés).
    Donc pas d’enfant actuellement.
    Et plus tard, ce sera probablement pareil, un de nous 2 qui restera à la maison pour les garder. Il y a des chances pour que ce soit moi, étant donné que mon domaine d’activité est assez limité sur la région parisienne.

    • Merci David.

      Pour les divorces, je pense quand même que la fatigue, les trajets et le stress peuvent devenir pesants surtout pour l’entente du couple (pas étonnant qu’il y en ait plus en région parisienne qu’ailleurs, vu le temps perdu dans les transports). Mais il y a aussi sûrement un effet sociétal, oui.
      Je ne pensais pas que la garde d’enfant puisse être si problématique. C’est vrai que si en plus on n’a pas de famille proche qui puisse aider un peu, ça devient un gouffre financier.
      C’est intéressant que vous comptiez devenier père au foyer, je savais que vous étiez un homme moderne 😉

      • C’est sûr, mais je reste convaincu que le côté sociétal, avec probablement aussi l’accélération des rythmes et le changement de principe avec des relations quasi jetables, doit jouer pas mal.

        La garde d’enfant est plutôt problématique, déjà pour trouver un organisme ou une personne qui accepte nos horaires (7h-19h dans le meilleur des cas, hier c’était plutôt 21h), c’est compliqué. Ensuite, vu le nombre d’heure, on part assez vite sur des prix élevés.

        Dernier point, le plus important, on en se voit pas avoir d’enfant pour le faire garder la majorité du temps.
        Là je trouve que le modèle devient biaisé, à ce niveau c’est quasiment mettre un enfant à l’internat dés la naissance, je ne vois pas l’intérêt.

  5. Bonjour,
    J’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt et j’admets qu’il m’est arrivé fréquemment de « dénigrer » les femmes au foyer. Non pas par méchanceté mais sans doute par incompréhension et … un peu par jalousie je l’avoue. Alors en couple, je raillais la « famille Ricoré » qui vivait en face de chez nous (et qui n’était pas si idyllique que çà d’ailleurs).
    J’élève seule mon fils depuis mon divorce et le décès de son père. J’ai toujours travaillé et je ne pouvais même pas envisagé de m’épanouir autrement.
    J’ai un bon salaire, des horaires plutôt cool (Fonctionnaire aussi!) mais je rêve aujourd’hui de pouvoir m’offrir le luxe d’avoir au moins le mercredi libre pour m’occuper mieux de mon fils. D’autant que mon métier ne me motive plus depuis longtemps.
    Mais évidemment c’est (vraiment)impossible.
    Alors réjouissez vous de pouvoir vous occuper de votre famille, mais ayez pitié de celles qui ne le peuvent pas 😉

    • Bonjour nono,

      Merci pour votre intérêt, et j’apprécie votre franchise.
      Comme vous dites, on n’a pas toujours la possibilité de travailler moins, on est parfois bien obligée de composer avec la situation qui se présente.
      Et puis, je comprends aussi celles qui aiment leur travail, tout simplement. Je ne suis d’ailleurs pas pour imposer à chacune d’être femme au foyer, mais plutôt pour que chacune puisse faire le choix qui lui convient sans subir de pressions.
      Bon courage, et je vous souhaite de pouvoir un jour vous offrir ce luxe du mercredi 😉

  6. Salut Aurore,
    et bien moi ma période de temps partiel pour congé parental est terminée…Mon épouse a repris egalement à plein temps… On s’y retrouve financièrement forcement mais la vie n’est plus aussi sympa qu’avant… Avoir chacun un jour dédié à nos enfants était merveilleux.
    Et pour avoir donc connu 1 journée par semaine de père au foyer, je peux vous garantir que le temps file à une vitesse… et encore, les loulous etaient à la cantine.
    Par contre, une fois les enfants autonomes (et donc hors domicile) j’imagine que le statut de femme/mère au foyer doit être plus pénard…

    • Salut Gwen,
      Contente que tu aies aimé l’expérience de père au foyer.
      Quand les enfants ont grandi, on doit peut-être même s’ennuyer. Mais en général les parents au foyer sont aussi investis dans des associations. Perso je pense que d’ici-là j’aurai développé quelque chose, pourquoi pas des logements à gérer en locatif.

  7. Dans la plupart des cas le salaire est à 4 chiffres (c’est mieux pour vivre!). Tu voulais certainement dire un salaire à 4 zéros, là ça devient intéressant…
    Tu travailles dans quel domaine ?

    • Non non, je voulais bien dire 4 chiffres.
      C’était volontaire! 😉
      En fait en réalité, c’est plutôt salaire correct = garderie peu intéressante, et souvent place non prioritaire.
      En gros, faut compte une moitié de salaire pour la garde de l’enfant. Surtout avec des horaires de cadre et 3h de trajet/jour, ça revient vite cher la journée.

  8. Pour ma part j’ai eu l’opportunité de goûter à 3 reprises a ce rôle de mère au foyer grâce à mes trois congés maternités assez long du fait d’un arrêt précoce. 9 mois que j’ai pas mit les pieds au boulot, et j’avoue que cela me manque, j’ai refusé la rallonge d’un mois proposé par le médecin pour allaitement, car j’ai besoin de me replonger dans le monde du travail, de voir du monde. Personnellement être mère au foyer n’est pas mon truc, par contre mon mari rêverait d’être homme au foyer !!! Pourtant il adore son boulot et ses responsabilités.
    Je dois avouer que je travaille peu, bien que travaillant à 100% je travaille la nuit, et cela me permet d’être à la maison tout le temps ou presque. J’emmène les enfants à l’école le matin, les récupère le soir. Pas de crèche (du moins la première année) comme ça je peut continuer à m’occuper de bébé et l’allaiter aussi. Malgré tout ce temps pour nous, je choisi de me mettre à mon compte et me lancer en libéral d’ici moins d’un. Je vais bosser le double, je serais moins à la maison, mais je vais aussi gagner le double de ce que je gagne à l’hôpital. C’est mon homme qui pourra prendre un temps partiel et réaliser en parti son « rêve » d’être au foyer.

    • Merci pour ton témoignage, c’est intéressant. Les papas sont visiblement de plus en plus nombreux à envisager de s’occuper des enfants.
      Bon lancement en libéral 😉

      • C’est certains, nous sommes de plus en plus nombreux.. mais ce n’est pas la foule qd même. Avec 2 autres papas, on formait le « clan des papas » (dixit les instit’ de la maternelle), adepte de papotage au parc… tu vois, un clans de 3, ca reste modeste…

  9. Félicitations pour cet excellent article. Il faut défendre ses valeurs, quitte à passer pour faisant partie de l’ancien temps.

    On peut choisir d’habiter une plus petite maison, avoir une plus petite voiture, c’est à dire avoir peut-être moins de confort matériel, mais pour avoir plus de confort familial.

    Il faut cependant que cela soit un choix et non imposé par l’autre membre du couple. Il faut aussi penser à une possible séparation et à comment on s’arrange!

    • Bonjour Jos,
      tout à fait d’accord avec toi, y compris sur le fait qu’il faille se « sécuriser ». Ca fera peut-être l’objet d’un autre article un peu plus tard d’ailleurs.

  10. bravooo!!

    j’étais de ces femmes que la carrière donnait envie! jusqu’à ce je devienne après des années d’efforts adjointe de direction…
    quelle vie terrible j’ai menée l’horreur, un pdg tortionnaire, les horaires à rallonges, je ne voyais plus mes 2 amours, ni mes amis même d’ailleurs!

    je suis licenciée depuis 2 mois et franchement je le vis mal car je passe de 15 h par jours à pas grand chose 🙁 ma fille est à l’école et les 3 ans de courses que nous avons vécues sont plus calme désormais de part l’autonomie de notre puce et l’arrivée de l’école dans sa vie.

    bravo donc pour votre belle analyse de la vie en générale, bravo pour dire tout haut ce que bon nombres de femmes pensent tout bas même celles qui disent: moi être à la maison…jamais! ^^

    je serais ravi de parler avec vous de votre philosophie de vie étant aujourd’hui dans la totale culpabilité de ce chômage subie malgré tout!!

    belle fin de journée,

    marie

    • Bonjour Marie et merci pour votre commentaire.
      Je serais ravie de discuter avec vous de ce sujet. N’hésitez pas à me poser vos questions via le formulaire de contact, je vous répondrai sans faute.
      Après avoir supporté des conditions de travail très difficiles, vous avez sûrement besoin de prendre soin de vous pendant quelque temps, ne vous en sentez pas coupable.
      Un gros inconvénient de la vie de femme au foyer, c’est l’isolement, et parfois l’ennui. N’hésitez pas à participer à une activité de groupe s’il y en a près de chez vous, c’est important de ne pas rester seule.
      Et puis, sentez-vous libre de reprendre une activité rémunérée si c’est votre envie, selon le rythme qui vous convient, ou pas. Après tout, cette période de chômage peut être un tremplin pour faire des choix qui rendront votre vie, et celle de votre famille, plus agréable que ces dernières années.
      Bon courage et j’attends de vos nouvelles 🙂

  11. Nous, nous n’avons pas d’enfant. Nous venons de partir de Paris et donc ma femme est à la recherche d’un emploi : nous testons donc le modèle mère au foyer. Même si nous n’avons pas d’enfant il est clair qu’elle a de quoi s’occuper.
    Elle s’occupe de quoi ? : de nous et d’elle, des projets annexes que nous avons. Du coup nous avons plus de temps l’un pour l’autre.
    Cela va être difficile de revenir en arrière lorsqu’elle retravaillera.

    • Ma femme est actuellement dans cette situation.
      Et il est vrai que ça apporte un confort au quotidien assez intéressant.
      Par contre les fins du mois sont quand même un peu plus rude avec un seul revenu!

    • Ah, enfin un vrai cas de Femme Au Foyer! Je cherche à ce sujet sur internet, car moi-même étant au chômage depuis longtemps, mariée, mais sans avoir eu d’enfant, je n’arrive pas a comprendre pourquoi mon entourage se revele si hostile à l’idée d’être femme au foyer, sans avoir d’enfant. Et en cherchant sur internet, je ne retrouve que des cas des femmes au foyer qui sont en fait mères au foyer, ce qui n’est pas du tout pareil…

      Bien que j’essaie de retrouver un emploi, les choses ne s’avèrent pas si faciles pour moi. Et de plus, je commence à aimer d’être au foyer et de pouvoir m’occuper de notre nid, de moi même, de pouvoir aller déjeuner avec mes amies (elles qui travaillent et ne peuvent pas forcement se déplacer dans la journée comme moi), de pouvoir aller à des expositions d’art, de lire un bouquin sans m’arrêter, entre autres choses.

      Moi mari a un avis partagé la-dessus. Nous n’avons pas de luxe, mais nous ne manquons de rien. Je n’ai plus droit aux allocs chômage, mais le salaire de mon mari nous suffit pour vivre sans trop d’excès. L’avis de mon mari est partagé car a peur qu’en restant « à la maison » je me sens seule ou qu’il lui arrive quelque chose de grave et que je ne sois pas en mesure de subvenir à mes besoins. Je trouve normal qu’il s’inquiete pour moi.

      Quant à notre entourage, en revanche, je ne vois pas pourquoi je devrais être contrainte de répéter que je cherche toujours du travaille ou à entendre des remarques du genre « oh, qu’est-ce que tu fais pendant la journée? », « tu ne te sens pas un peu seule? » quand je dis que je suis femme au foyer. Nombreuses de nos mères étaient femmes/mères au foyer jusqu’a il y a très peu de temps. Je me demande si elles aussi subissaient à de telles remarques de leur entourage et comment elles faisaient pour répondre à ce genre de question. Est-ce que le travaille est ci important que ça dans la vie des gens, pour qu’ils n’arrivent plus a comprendre qu’une femme puisse vouloir être au foyer, meme sans avoir d’enfants?

      • Bonjour Femme au Foyer,

        Oups, désolée si l’article vous a fait penser que je n’avais pas d’enfants, mais j’en ai en fait 2 😉
        Mais je comprends tout à fait qu’on ait envie de s’occuper de son foyer même sans enfants.
        C’est aussi ce que j’ai fait avant la naissance de mes enfants.
        J’ai aussi ressenti cette pression de devoir se justifier. D’ailleurs à l’époque, je m’étais inscrite à une formation à distance surtout pour avoir la paix quand on me demandait ce que je pouvais bien faire de mes journées… quand j’y repense je trouve ça un peu dommage.

        Il est vrai que c’est très mal vu, sans enfants, d’être femme au foyer. Pourquoi ? Je me pose moi-même la question, étant donné que ça n’enlève rien à personne. Après tout chacun est libre de faire ce qu’il veut.
        Il y a sûrement une part de : « puisque je souffre au travail, ce n’est pas normal qu’elle ne souffre pas comme moi ».
        En effet, on présente le travail comme une libération pour la femme, alors même que la plupart des gens avouent ne pas y être épanouis. Finalement il y a sûrement là une bonne part de jalousie. Beaucoup de gens ont aussi la tête dans le guidon à force de « métro boulot dodo » et n’arrivent même plus à imaginer qu’il y a d’autres façons de vivre sa vie.
        Bon courage à vous !

        • Bonjour Aurore,

          Hélas, je faisais reference aux commentaires de Mr et Mme P @ indépendance financière et de David, et non pas au texte du blog… J’avais bien compris que vous avez des enfants, j’étais étonnée de finalement voir des commentaires des gens qui ne les ont pas, comme mon mari et moi. Désolée de ne pas avoir été plus precise dans mon premier commentaire.

          Et pour vous répondre, ni mon mari ni personne de notre entourage voit son travail comme une souffrance. Mon mari adore ce qu’il fait (et n’arrete pas d’en parler dans tous les sens de comme il est heureux dans son boulot) et nos amis aussi adorent ce qu’ils font. Ils sont plutot du genre « avoir sa tête dans le guidon », comme vous l’avez vous même dit, par rapporte au travail. Ils ne connaissent pas la vie sans un bon boulot, donc, ils n’arrivent pas à l’imaginer comme qq chose de normal.

          En vraie, ils ressentent de la pitié pour moi, « pauvre étrangère qui a suivi son mari en France et a fini sans emploi » et sont incapables de voir que ce mode de vie nous convient a tous les deux. Mon mari s’angoisse à chaque fois qu’il les entend me poser des questions du genre « mais vous ne déprimez pas toute seule à la maison? », car lui aussi, il s’en soucie. Notre entourage ne fait que lui rappeler de ses frayeurs. On en discute, mais la question revient a chaque fois…

          J’aimerais qu’on puisse nous laisser tranquilles dans notre mode de vie et arrêter avec ce genre de commentaires. C’est limite méchant de nous faire REdiscuter à chaque fois ce même sujet lors de nos soirées entre amis. Nos sorties, qui devraient être épanouissantes, deviennent vite angoissantes!

          • Oh vraiment désolée ! Comme je répondais depuis l’interface de gestion du blog, je n’ai pas vu l’arborescence des commentaires.
            En tout cas les gens sont parfois un peu méchants, surtout quand on ne fait pas comme eux.
            Personnellement je ne compte plus les fois où on m’a parlé comme à une débile parce qu’une femme au foyer ne peut sûrement pas être instruite… 😉

  12. Je suis moi même actuellement dans ce cas, effectivement c’est un certains confort. Cependant, il ne faut pas croire qu’on reste allongé sur le canapé toute la journée.
    Par contre, je pense que je ne pourrais pas rester dans cette situation encore bien longtemps car on a aucune satisfaction.
    Mon mari porte la famille sur ces épaules en quelques sorte.
    En tous cas merci pour le partage de l’article.

    • Si la situation ne convient pas à votre famille ou à vous-même, il est clair qu’il vaut mieux changer.
      Il faut dire que si on se cantonne à faire les tâches ingrates, il n’y a en effet pas beaucoup de satisfaction à être femme au foyer.
      Par contre, mettre à profit le temps disponible pour mener à bien des projets peut être épanouissant. Je vois la famille comme une petite entreprise à gérer et à faire prospérer, autant en qualité de vie que financièrement.

  13. Merci Aurore pour ce vrai coup de gueule. Nous constatons que ton point de vue est de plus en plus répandu. Les personnes appartenant à la rat race ne se rendent pas nécessairement compte de la vie qu’ils mènent. Ils en prendront conscience lorsque les enfants ne les reconnaîtront pas ou qu’ils leur diront « tu ne t’es jamais occupé de moi ».

    • Si de plus en plus de gens prennent conscience des méfaits de la « rat race », c’est bon signe. Comme vous le dites, gare au retour de bâton quand les enfants, devenus adultes, ne se sentent pas liés à leurs parents qui ne se sont pas occupés d’eux. On récolte souvent ce qu’on a semé, mieux vaut y penser tôt.

  14. Les préjugés ont la vie dure… Je pense que c’est d’ailleurs pour cela que les mères au foyer ne touchent pas de salaire : on ne va quand même pas dépenser des sous pour une femme qui ne f… rien de ses journées !!
    Je suis Maman (au foyer) de 2 enfants (le mot exact est « terreurs ») et dans une autre vie je travaillais. Avec le recul, je m’aperçois que je suis plus crevée maintenant que lorsque j’allais au boulot. Malgré tout, comme tu l’as si bien dit, l’épanouissement personnel n’est pas le même. Si c’était à refaire? Je referais bien sûr!!
    Bravo pour cet article, j’adhère complètement.

    • Merci Piou. En effet, on considère trop souvent que s’occuper de ses enfants équivaut à ne rien faire de ses journées… quel dommage, et quel mensonge ! Je confirme que s’occuper d’enfants à plein temps peut être très fatigant. Mais quel bonheur aussi.
      Ca fait plaisir de trouver des mamans qui partagent ma philosophie 😉

    • Je ne travaille pas actuellement j’ai pris un congé parental, j’ai également 2 enfants, c’est fatigant, mais j’adore, et n’ai pas envie de reprendre le travail (dans 2 semaines).

      Chaque cas est personnel mais de là à dire que c’est plus fatiguant que de travailler et d’élever ses enfants, je ne pense pas quand même et pourtant j’ai pas le boulot et les enfants les plus reposant en plus des transports parisiens…

      Je voulais juste rebondir sur la phrase qui dit : »les mères au foyer ne touchent pas de salaire « on ne va quand même pas dépenser des sous pour une femme qui ne f… rien de ses journées !! »

      Encore heureux ! Même si on est loin de ne rien faire!!
      Au vu du nombre d’aides, je parle des aides minimales de la caf qui plus est, verse souvent une aide au logement du fait de la non activité. Pour n’avoir aucun frais de garde et de cantine etc, je trouve en effet que les aides même minimes sont suffisantes ! Mère au foyer j’adore mais ça ne mérite quand même pas un salaire ! Même si les fins de mois sont difficiles comme pour beaucoup ! Bonne continuation !

      • Je suis partagée sur ce sujet. Pour les aides, c’est vrai qu’il y en a, mais on n’y a pas toujours droit.
        Tout le monde n’a pas d’APL, notamment quand on a acheté sa résidence principale (sauf cas très particuliers), les allocations familiales débutent à partir de 2 enfants. Et la PAJE de 180 et quelques euros, si on y a droit, ne dure que pendant les 3 premières années de l’enfant. C’est vrai qu’il y aussi le congé parental si on a travaillé récemment, mais pendant 6 mois pour un premier enfant, 3 ans pour les suivants je crois. Toutes les mères au foyer n’y ont pas droit faute de remplir les conditions, et le montant n’est pas très élevé, bien loin d’un smic.

        Pour aller dans le sens du premier message, je trouve personnellement que s’occuper de ses propres enfants devrait être autant valorisé que de s’occuper des enfants des autres (surtout que, quand ils ne sont pas à nous, on s’en occupe peut-être moins bien quand même -ouh la je vais avoir le lobby des Ass mat sur le dos ! :D). Une assistante maternelle qui garde 3 enfants gagne un salaire, cotise pour la retraite, etc. Une maman qui s’occupe de ses 3 enfants touchera quoi, 300 euros d’allocations familiales (+, il est vrai, d’autres aides parfois possibles selon revenus mais parfois que pendant les 3 premières années du dernier) et n’aura droit à aucune retraite. Et en plus on lui dira qu’elle ne fiche rien de ses journées la feignante 😀
        Enfin, par les temps qui courent, de toute façon, je me demande bien d’où sortirait l’argent pour payer les mères au foyer. Alors tant pis, ça restera presque un luxe.

  15. salut tout le monde

    merci pour l’article …et ta vision du monde
    Je n’ai rien trouvé de choquant dans ce que tu ecrits
    bien au contraire c’est ton choix de vie et il te convient c’est l’essentiel !

    On dirait que tu t’excuses presque de t’occuper de tes enfants …et que le regard extérieur importe plus lol
    Tu pourrais même passer ta journée sur le canapé à zapper en étant CHILDREN FREE tant que tu prends ton pied

    Ne pas oublier que dans notre monde éphémère faut vivre sa vie pas celle des amis de ses collègues des voisins etc….

    je découvre à peine ton blog.

    Profiteuse ??? mais tout le monde profite de tout à commencer par la Vie …vivre respirer on en profite gratuitement lol
    lire c’est profiter de l’auteur
    boire c’est profiter de la nature
    bon salut !

    soyons sobre, décroissant et heureux c’est automatique

  16. lol on va faire exploser le chomage si ça passe je vais demander une formation dans la couture ça tombe bien moi qui apprenais par moi-même un peu d’aide me ferra du bien et en plus pour une fois j’utiliserai le systeme ce a quoi je me refusé jusqu’a ça

  17. nous sommes dans ton cas mon mari a un metier qui certes nous fait vivre tous les 2, mais nous ne faisons pas de folie non plus, c’est un choix que nous nous imposons et assumons. Son travail l’accapare tellement parfois des 6 mois durant et c’est agréable de pouvoir ne serait que se voir un peu à des heures ou lorsque je travailais nous nous croisions … et avec des coups durs comme la difficulté d’avoir des enfants, nous avons trouvé le temps grace a ce mode de vie de pouvoir fonder notre foyer et avons depuis 2 ans un bb. C’est un gouvernement pro feministe rétragrade des années 60 qui tente de régir la vie familiale pour imposer des moeurs qui ne correspondent pas forcement à tout le monde mais trop égo-centrique pour avoir une vision de la famille dans son ensemble impose et tente de diviser et oposé les familles les unes aux autres en les pointant du doigts et les faisant culpabiliser… Diviser pour mieu régner, ils ont eu l’occasion de voir a qu’elle point la famille était uni et c’est génant et tente de nous diviser c’est un jeu d’échecs qui se construit tous les jours en divisant les catégories sociale, patronale, les retraité, les salariés,et maintenant la famille comme je l’ai dit plus haut, on va faire exploser le chomage si ça passe je vais demander une formation dans la couture ça tombe bien moi qui apprenais par moi-même un peu d’aide me ferra du bien et en plus pour une fois j’utiliserai le systeme ce a quoi je me refusé jusqu’a ça et vous, allez vous réagir?

    • Bonjour ply,

      Félicitations pour votre vie de famille épanouie.
      Je pense que tu parles entre autres de la proposition de Najat Vallaud Belkacem d’imposer chaque membre du couple comme un célibataire, pour soi-disant inciter les femmes au foyer à travailler à l’extérieur ? Oui je trouve ça aussi ridicule, surtout avec un taux de chômage déjà aussi élevé. En fait j’y vois surtout la volonté déguisée d’augmenter l’imposition d’une majorité de foyers, et aucune véritable préoccupation pour le sort des femmes (qui, à vrai dire, n’ont rien demandé).
      J’attends de voir ce qu’il sortira de tout ça.

  18. Je trouve votre article tres frais et enthousiasmant. De plus, vous mettez bien en evidence le choix et l interet pour vous de votre choix. On a reellement envie de suivre votre exemple. Cela dit, si votre choix est pleinement assume et voulu, il n a pas besoin d etre associe a une floppee d avantages fiscaux lies à votre choix. Puisqu il est pleinement assume, et veritablement possible pour vous, je ne comprendsce qui justifie que vous beneficiez de mesure fiscale particuliere. Dans tous les cas pas plus que celles qui ont choisi ou pas de travailler. Vous m avez convaincu sur la mesure fiscale de Mme Vallaud Belkacem. Merci

    • Bonjour Florent,

      Merci pour vos compliments. Cela dit, je serais intéressée de savoir de quelle « floppée » d’avantages fiscaux vous parlez, je dois être mal informée vu l’augmentation de 100% de notre IR en 2014.
      Je précise que les femmes au foyer ne bénéficient évidemment d’aucune mesure fiscale différente du reste des Français. Je sais que c’est actuellement la mode des exagérations jalouses sur toutes les catégories sociales, mais quand même…
      La mesure proposée par NVB aboutirait d’ailleurs encore à une augmentation sensible des impôts d’une majorité de couples, que l’un soit au foyer ou non. Enfin si vous êtes convaincu et ne voyez pas la grosse ficelle…
      Ah ces Français, après tout on dit bien qu’on a les dirigeants qu’on mérite.

  19. Votre analyse est intéressante et m’a fait plaisir.

    Je suis marié avec une femme que j’aime plus que tout et mes revenus sont confortables. Mon épouse ne travaille plus depuis que nous sommes ensemble. J’ai acheté une maison dès le départ dont elle avait hâte de s’occuper, décorer, cuisiner dans une grandeeee cuisine de 50m2. Évidemment, une fois la maison décorée à grand frais, je pense que les 3/4 de nos outils de cuisines n’ont jamais servi.

    Je suis envieux quand je vois mon beau père…

    Il a une perle de 55 ans à la maison qui a ses loisirs, ses amies et est parfaitement épanouie et heureuse.

    Elle a grandement contribué à construire sa famille de 3 enfants, géré le budget avec les hauts et les bas et permis à tous de manger sainement et de produire, selon moi, des richesses durant ses 30 ans de mariage. (Plus qu’un salaire à plein temps, selon moi)

    Ma femme se dit « moderne » et ne voudrait pour rien au monde être comme sa mère et refuse donc toute forme de corvées et d’efforts mais par contre glisse merveilleusement bien notre carte dans les magasins, ce que sa mère ne pourrait faire puisqu’elle est heureuse avec un ‘rien’.

    Inutile de vous dire qu’en travaillant 80h / semaine, voir ma petite femme, ne serait-ce que passer 15 min / jour cuisiner un petit truc me comblerait de bonheur et me ferait sentir moins ‘homme objet’.

    Votre blague sur le canapé, moi je la vis au quotidien sauf qu’elle est au lit aussi la moitié du temps.

    J’aimerais, moi aussi être un homme à la maison, cuisiner, m’occuper de mon jardin, de la piscine, aller faire des courses et choisir de bons petits produits frais mais les pressions sociales, le culte de la grosse maison, de la grosse voiture et du prestige nous enferme dans les préjugés.

    Aller à la pêche et la chasse aussi pour remplir le congélateur à l’année longue…tiens!

    Selon moi, la société et le féminisme ont démoli un équilibre qui était assez intéressant pour grand nombre de familles.

    Pour ma part, je suis piégé dans un cercle vicieux et comme j’aime ma femme, je serais incapable de ne pas lui permettre d’avoir ce dont elle est si fière mais qui se résume le plus souvent à du matériel.

    Si je peux donner un conseil à ceux qui veulent faire ce choix d’envisager d’avoir un des 2 à la maison, ne le faites pas à la légère car tout le monde n’est pas fait pour cela.

    • Bonjour Jeff et merci pour votre commentaire détaillé.
      Je vous souhaite de pouvoir vous aussi prendre du temps pour vous et votre famille sans passer toute votre vie au travail.
      Je suis d’accord avec vous sur le fait que le féminisme a mis à mal un modèle qui semblait bien fonctionner, en tout cas mieux que les familles éclatées d’aujourd’hui.
      J’ai l’impression que votre femme et vous n’êtes pas sur la même longueur d’ondes. Ce que vous déplorez, c’est la « rat race », le culte de la plus grosse maison/voiture, mais ça ne rend pas heureux, parce que ça oblige à courir continuellement après l’argent. Je vous souhaite de réussir à le faire comprendre à votre femme.
      Concernant votre conclusion, je dirais qu’il faut être sûr d’être sur la même longueur d’ondes avec son conjoint : à quel genre de vie aspire-t-on ? voilà une question cruciale à se poser avant de s’engager.

  20. bonjour.
    merci pour votre témoignage
    je viens d’arrêter de travailler et je m’en voulait de justement profiter de ce luxe de devenir femme au foyer (je n’ai pas d’enfant) mais qu’est ce que ça fait du bien !

  21. Merci pour ce bel article sur lequel je suis tombée un peu par hasard… C’est ma bulle d’oxygène de la journée! J’avoue que, même si je ne regrette en rien le choix de m’occuper de mon fils à plein temps, même si j’ai la chance d’avoir un compagnon et une famille qui respectent et applaudissent mon choix, le regard agressif de la société, de plus en plus présent, me blesse au point de me sentir souvent coupable. Coupable de quoi? C’est étrange et dérangeant d’en venir à se dire que vouloir voir grandir ses enfants, les éduquer soi-même, vivre pleinement et avec bonheur son rôle de mère est devenu une tare dans notre belle société contemporaine. Au quotidien, cette culpabilité envers les mères est difficile à supporter. Alors lire des articles comme celui-ci, venant de mamans qui assument et revendiquent ce choix tout en respectant celles qui ne le font pas… ça fait un bien fou. Alors merci pour ça!

  22. Je vais surement passer pour le vilain petit canard. Mais bon, après tout l’idée est de confronter les idées en bonne intelligence, non ?

    En fin de compte, vous ne contredisez à aucun moment le fait qu’être une femme au foyer est être une profiteuse. Vous justifiez votre choix, certes, mais sans pour autant répondre véritablement au sujet.

    Vous critiquez le monde du travail sur plusieurs points, ainsi que le dogme de l’argent roi. Je ne conteste en aucun cas ces points. Le problème, c’est que lorsque l’on est femme au foyer, on ne peut l’être précisément que si l’autre travaille pour deux au moins, plus les enfants éventuels. Vous critiquez donc un monde que vous imposez, au pire directement, a mieux indirectement, à votre conjoint. Vous dites que faire des études et gagner plus d’argent n’est pas important pour vous. Cependant, il est important que votre conjoint, lui, est fait cela pour au moins gagner pour deux. Il doit donc subir, en plus du stress du travail, le stress d’être le seul à subvenir au besoins financiers de la famille. N’est-ce pas un peu égoïste ? Ne serait-ce pas plus saint d’avoir deux métiers modestes au lieu d’un seul avec plus de pression sur un seul des deux conjoints ?

    En effet, travailler ne signifie pas forcément courir après l’argent, ni perdre 70h par semaine. Tous non pas cet objectif. Certain travaillent seulement à temps partiels et arrivent à vivre avec cela (bien que cela ne soit pas facile). Dans ce cas, la pression est partagée et donc diluée entre les deux conjoints, tous en ayant du temps pour sa famille. De plus, même 35h cela reste très loin des horaires que l’on a pu avoir par le passé ou qui ont encore cours dans certains pays étrangers.

    Vous dites qu’une femme au foyer ce sont des économies. Comme exemple, je cites « Parce que sa femme au foyer a le temps de tenir les comptes, de chercher les bons plans, et de réfléchir à l’orientation à donner à nos finances. ». Cela n’est pas propre au fait d’avoir une femme au foyer. C’est très facilement faisable pour une personne qui travail. Cela ne prend pas tant de temps que cela. Vous dites aussi « si je travaillais, la plus grande partie de mon salaire serait dépensée en frais de transport, vêtements, repas, garde d’enfant, et impôts. » Les vêtements, les repas ne sont pas des dépenses incompressibles. Vous devrez aussi dépensez cela de toute manière (pas mal de gens travaillent et trouvent le temps de cuisiner). Pour la garde d’enfant, c’est vrai, je vous l’accorde. Cependant, là c’est du très court terme. Quand il ira à l’école et s’il décide de faire des études supérieures (avec la dévalorisation des diplômes, d’ici 20 ans un Bac+5 sera presque obligatoire pour espérer avoir plus que le SMIC dans pas mal de secteurs économiques en France… quand on sait que certains Bac+2/3 sont déjà au SMIC actuellement…) ce ne sera clairement plus la même chose. Le fait d’être femme au foyer n’aidera pas du tout dans ce cas là, bien au contraire.

    Donc, d’après tout ce que vous avez dit, j’en conclus que justement vous faites cela avant tout pour vous, au détriment de votre conjoint (même s’il l’accepte de bon cœur pour vous rendre heureuse !) qui lui se voit obligé de vous offrir cette vie à son détriment.

    Enfin, vous dites que la famille c’est pour la vie alors que le travail non. Personnellement, je pense que penser comme cela est dangereux pour vous car vous risquez très probablement d’aller vers de très grosses désillusions.

    Je m’explique. Ma grand mère a eu 5 enfants et était femme au foyer. Maintenant elle a 200€ de retraite et est littéralement l’esclave d’un homme qui la méprise. Elle ne peut pas partir car si le couple venait à se séparer elle serait littéralement à la rue.

    De nos jours 50% des couples divorcent et cela ne fait qu’augmenter (il est d’ailleurs plus élevé pour les couples avec une femmes au foyer ! cf. INSEE). Dans plusieurs dizaines d’années il n’est pas dit que ce ne soit pas 75%. De plus, même pour les couples qui restent ensembles, une très grande part ne s’aiment plus, voir même se haïssent (exemple de mes grands parents). Pensez que la famille c’est pour la vie est une fable, une chimère. Les faits prouvent le contraire dans notre société. Ne comptez pas non plus sur vos enfants pour vous aidez. De nos jours, la plupart sont égoïstes, individualistes. Dans les paroles ils disent tous « Je ferais tous pour mes parents » mais dans les faits ils préfèrent souvent payer une maison de retraite quelconque, pour se donner bonne conscience, que de consacrer le temps que vous leur avez vous-même consacrez par le passé (ma grand-mère a eu 5 enfants et pourtant ce n’est pas ça qui l’aide maintenant…). Cela aussi, c’est de pire en pire. Il suffit de demander à vos amis comment ils font dans leur famille pour en être persuadé.

    Bref, être femme au foyer n’est pas reconnu, ni protégé, dans notre société. Faire ce choix c’est choisir une vie privée de toute indépendance et promise à la misère future dans beaucoup de cas.

    J’espère vraiment que tout cela ne vous arrivera pas, bien que je doute que je ne sois pas vraiment optimiste à ce sujet. Je suis de ceux qui pensez que le principal est d’être heureux, mais pas au détriment de sa liberté présente et future, ni celle des autres.

    Pour conclure, je pense que le problème (à mes yeux, cela reste strictement subjectif !) c’est que vous réfléchissez beaucoup trop à court terme en prenant le fait présents comme acquis pour l’avenir.

    J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour ma franchise…

    • Bonjour Stochastique et merci pour votre commentaire, argumenté et intéressant.

      Nous n’avons pas la même vision des choses sur plusieurs points :

      – vous raisonnez comme si mon mari souffrait de devoir travailler, pour me permettre de m’occuper de nos enfants. C’est loin d’être le cas puisqu’il adore son travail qui correspond à une vocation chez lui. Comme il aime son travail, je ne vois pas vraiment pourquoi nous devrions changer de mode de fonctionnement.
      Votre argument me paraît bancal sur ce point : pourquoi s’obliger à travailler tous les deux dans des boulots médiocres pour avoir le plaisir de dire que chacun participe aux charges financières du foyer ? Si un salaire suffit, tant mieux, on a plus de temps pour le reste, et vous savez sûrement que le temps est une richesse parmi les plus précieuses (il suffit de voir la haine contre les enseignants et leurs vacances).
      D’aileurs, comme je l’explique dans l’article, je travaillais au début, et c’est mon mari lui-même qui m’a proposé d’arrêter : mes heures de travail et de transport nous privaient d’une grande partie de notre temps libre, et le salaire que je rapportais n’était simplement pas nécessaire. La balance inconvénients/bénéfices était vraiment déséquilibrée.
      Ensuite, au risque de paraître réac (ce que j’assume assez bien d’ailleurs !), mon mari est heureux de faire vivre sa famille par son seul travail, et cela ne semble pas le stresser outre mesure.
      Cependant, je vous rejoins sur l’importance que le conjoint ait fait de bonnes études dans ce cas-là. Quoiqu’on peut aussi réussir dans certains domaines en ayant moins étudié.
      Mais après tout, à chacun de trouver la formule qui lui convient, que ce soit deux travails à temps partiel, un à temps complet et un à temps partiel, ou deux à temps plein, ou un parent au foyer comme moi. L’important, c’est surtout d’avoir le choix (parfois, on pense qu’on n’a pas le choix de s’écarter du modèle prôné par la « pensée unique », alors qu’il existe des solutions pour vivre plus agréablement).

      – Je ne vous rejoins pas sur les dépenses qui augmentent beaucoup avec le travail : on ne travaille pas avec le même type de vêtements qu’on porte le week-end, les frais de transport peuvent être importants, sans parler surtout des impôts (inutile de préciser que nous en payons beaucoup moins que lorsque je travaillais).

      – Concernant l’avenir, les dangers qui guettent les femmes au foyer, et les études des enfants à financer : vous avez raison, mais rien n’empêche de prendre ses précautions. J’en ai d’ailleurs parlé dans un article récent : « Femme au foyer : comment se protéger ? ».
      Mon but est de développer, premièrement par l’épargne puis par l’investissement, le patrimoine de notre foyer, pour nous constituer quelques sécurités notamment pour la retraite, mais aussi pour pouvoir financer d’éventuelles études longues (à condition qu’il y ait un travail certain à la clé). Etant mariés sous le régime légal, ce patrimoine m’appartient aussi pour moitié. Je ne serai donc pas dans le besoin en cas de grave problème.
      Donc, non, je ne réfléchis pas à court terme, au contraire 😉

      Je ne sais pas si mes enfants voudront s’occuper de moi quand je serai vieille. Mais ce que je sais, c’est qu’ils ont plus de chance de m’aimer si je m’occupe d’eux aujourd’hui. Et ce qui est sûr, c’est qu’ils ne risquent pas de me donner ce que je ne leur aurai pas donné.
      Et puis elles ont un rythme plus tranquille que leurs copains qui vont à la garderie du matin, à l’école, à la cantine, puis à la garderie du soir. Je suis contente qu’on puisse leur offrir cette qualité de vie, même si je sais que certains n’ont de toute façon pas le choix.

      Et, oui, cette situation me convient d’abord à moi. C’est important quand même, non ? 😉 Si ça convient aussi aux autres membres de la famille, alors c’est parfait. Et c’est le cas.

      En tout cas, merci pour cet échange intéressant, Stochastique, et j’espère à bientôt sur le blog.

      PS : j’ajoute, concernant le taux de divorce des femmes au foyer, cette citation trouvée sur le site de l’INSEE : « Les femmes ayant cessé leur activité professionnelle, pour deux ans au moins ou définitivement, à l’exclusion des retraitées, ont un risque annuel de rupture près de deux fois inférieur à celui des femmes en activité.« .
      Pouvez-vous citer votre source selon laquelle les femmes au foyer auraient un taux de divorce plus élevé ?
      En fait il semblerait que ce soit le contraire. D’après l’article en question, ce sont les femmes cadres qui ont le taux de rupture le plus élevé.

      • Pour répondre rapidement à vos trois points :
        – Une personne peut très bien subir une situation par amour pour une autre. Dans ce cas, elle peut même la proposer elle-même et ne pas forcément en souffrir mais cela ne change pas le fait qu’en fin de compte elle n’a pas réellement le choix. De plus, quand je parlais de cela, je parlais de manière très général, pas nécessairement de votre cas personnel uniquement. Dans tous les cas, il y a toujours des exceptions, mais de là à en faire une règle… c’est surtout là que je voulais en venir.
        – Pour les dépenses, il est évidement que l’on dépense beaucoup moins si l’on ne travaille pas que si l’on travaille. Ce que je voulais mettre en évidement ce ne sont pas les pertes dans « l’absolues » mais les pertes « différentielles ». Quand on travaille on dépense beaucoup plus oui, mais on gagne beaucoup plus tout de même, même avec un salaire modeste. Donc on ne peut pas réellement parler d’économies quand on ne travaille pas car on gagne (= gains – dépenses) de toute manière moins.
        – Ensuite, quand je parlais d’avoir deux métiers simples plutôt qu’un seul métier pour deux, je parlais là aussi de manière générale, pas de cas particuliers. J’ai pris l’exemple d’un cas extrême (2 métiers à temps partiels) pour dire que cela était possible. De plus, avoir deux métiers peu rémunérés ne signifie pas non plus que l’on aime pas son travail, ni que ces emplois soient médiocres. Ma grand-mère, par exemple, travaillait à la maison ett vendait des objets, vêtements etc (souvent au noir, ce qui ne l’a pas aidé pour sa retraite hélas). Dans tous les cas, c’était un exemple extrême. Il peut très bien y en avoir un qui travaille plus que l’autre, bien évidement.
        – Toutes ces précautions ne changent pas le fait que vous puissiez finir comme ma grand-mère (elle me fait beaucoup de peine d’ailleurs) au final. Quoi que si votre mari gagne bien sa vie, il y a toujours la solution de la prestation compensatoire dans le pire des cas.

        Autre petite remarque, vous dites garder vos enfants, préférant cela au choix de les placer en garderie ou à l’école. Jusqu’à quelle âge pensez vous les garder, jusqu’à leur 6 ans ? N’avez vous pas peur qu’ils prennent du retard en terme de socialisation avec les autres enfants s’ils ne vont pas en garderie ou, au moins, à la maternelle ? Ce n’est en rien un jugement, seulement une question de réflexion dont je n’ai moi même pas la réponse de toute manière. 😉

        PS : Pour l’INSEE, il me semblait avoir lu cela il y a déjà un moment (à moins que ma mémoire me joue des tours. Si tel est le cas j’admet mon erreur). Si je retrouve la source, je vous la communiquerai.

        Bien à vous. 🙂

        • On n’a pas la même vision des choses, ce n’est pas grave, tous les goûts sont dans la nature 🙂
          Je réponds tout de même rapidement :
          – Femme au foyer, c’est en fait un projet de couple, sinon ça ne peut pas marcher correctement. Je pense que peu d’hommes se laisseraient imposer ce genre de choses s’ils en souffraient et n’étaient pas d’accord. Et puis si c’est le cas, un couple est formé de deux adultes qui peuvent parler et trouver des solutions à leurs problèmes comme des grands.
          Bref, je ne pense pas qu’on doive condamner a priori ce type de fonctionnement juste parce que monsieur pourrait éventuellement, sait-on jamais, dans certaines hypothèses, en souffrir. Les gens sont responsables et font les choix qui leur conviennent. Notez bien que je n’érige pas notre fonctionnement familial en règle pour tous et qu’il n’est pas question d’imposer quoi que ce soit à un conjoint réfractaire.

          – Pour les dépenses, je vous suis, mais mettons qu’il vous reste 400 euros sur votre paye après avoir payé tous les frais afférents (dont la garde d’enfants qui coûte très cher). Trouvez-vous que ces 400 euros valent les heures de travail, les heures de transport, le stress généré, et la perte de beaucoup de moments à vivre avec votre famille ? C’est là que je voulais en venir. Après, à chacun de faire la balance pour son cas personnel. Si on a absolument besoin de cette somme supplémentaire, c’est parfait, mais sinon, on peut considérer aussi que ce n’est pas la peine et qu’on préfère « perdre » cette somme mais gagner du temps pour soi/pour sa famille/pour ses passions.

          – Bah alors moi, je travaille aussi à la maison puisque vous lisez ce blog, en plus il me rapporte fièrement 30 euros par mois. Vous voyez que moi aussi j’apporte ma pierre à l’édifice familial 😉

          – Peut-être que je finirai comme votre grand-mère, ou peut-être pas. On ne peut pas savoir de quoi demain sera fait, et vous non plus ne le savez pas. Si ça se trouve vous aurez travaillé toute votre vie et à l’âge de la retraite vous découvrirez que l‘Etat n’a plus les moyens de subvenir à vos besoins. Et vous n’aurez plus que vos enfants pour vous aider, mais comme vous ne vous en serez pas trop occupée pour privilégier votre indépendance en travaillant, eh bien ils n’auront pas envie de vous prendre en charge. Bon, je ne vous le souhaite pas, bien sûr. Mais j’espère que vous avez à l’esprit qu’avoir un travail ne nous prémunit d’aucune catastrophe. Peut-être que demain vous aurez un nouveau chef tyrannique, vous en ferez une dépression et perdrez votre travail, votre mari ne le supportera pas et partira avec une jeunette, et vous finirez pire que votre grand-mère 😉 Ce que je ne vous souhaite pas non plus !
          Si passer du temps avec ma famille est ce qui me plaît le plus aujourd’hui, j’aurais tort de m’en priver à cause de la crainte d’éventuels et hypothétiques malheurs dont personne ne sait s’ils arriveront ou non. L’important est d’avoir à l’esprit que rien n’est acquis et de prendre quelques précautions. Pour le reste, advienne que pourra, car de toute façon, personne n’est à l’abri de rien, quelle que soit sa situation présente. Et, si travailler est ce qui vous plaît le plus, alors n’hésitez pas, mais prenez quand même la précaution de ne pas négliger votre famille (comme moi je ne néglige pas les finances en cas de souci).

          Non, ma fille aînée va à l’école maternelle, mais pas à la garderie ni généralement à la cantine. Aucun risque pour sa socialisation. Mais je ne m’inquièterais pas non plus pour un enfant à qui l’on fait l’école à la maison, la socialisation c’est aussi le parc, le sport, etc. Franchement, les accueils collectifs municipaux, c’est rarement le top et la socialisation a bon dos (les enfants ne sont pas tendres, peu encadrés, et les animateurs n’ont pas toujours un niveau extra). Enfin c’est mon point de vue !

          Bon, au final, vous ne seriez pas une femme active qui veut se prouver à elle-même qu’elle a fait le bon choix ? 😉

          • Je suis d’accord avec pas mal des points de votre réflexion, notamment sur l’incertitude de l’avenir, la cruauté des enfants entre eux et le niveau du personnel encadrant.

            Personnellement, je suis loin d’être de ceux qui ont une confiance aveugle en l’Etat et l’avenir en général, loin de là. Je cherche constamment à être toujours plus indépendant et à assurer mon avenir, notamment en vivant simplement, en épargnant et en essayant de faire le plus de choses par moi même.

            Je dois vous avouez qu’au début j’ai étudié la finance dans une Université parisienne sélective dans le but de travailler en banque d’investissement. En fin de compte, j’en suis également venu à la conclusion que je préférais sacrifier un salaire élevé pour une qualité de vie supérieure. Depuis, j’ai choisi de devenir fonctionnaire (ministère des finances)… comme ma mère, qui nous a d’ailleurs élevé seule ma sœur et moi. L’idée était d’avoir un salaire correct (bien que très inférieur au secteur privé) mais avec des horaires acceptables (35h/sem), la garantie de l’emploi (aucun stress pour l’avenir. Même si l’Etat était en faillite, ce sont certainement les fonctionnaire des finances qui seraient licencier en dernier), la possibilité de pouvoir travailler où je le souhaite en France etc.

            Je ne suis pas une femme mais un homme. 😉

            Quoi qu’il en soit, mes réflexions n’avaient pas pour but de juger mais seulement de comprendre. Il peut m’arriver d’être assez direct et provocateur parfois, mais c’est seulement dans le but de mieux comprendre (parfois même pour me convaincre de quelque chose dont je suis moi même d’accord), en aucun cas d’imposer ma vision des choses ou autre. Si vous êtes heureuse c’est le principal. J’espère que cela durera. De nos jours, il n’est pas aisé de pouvoir mener la vie que l’on souhaite réellement. 🙂

            Dans tous les cas, je vous remercie de votre patience et d’avoir pris le temps de répondre avec courtoisie et détails.

            Bonne soirée.
            Stochastique

          • Ah alors vous êtes un homme, désolée et au temps pour moi !
            Je vois qu’on partage quand même la même vision des choses sur pas mal de points, c’est agréable. En tout cas, je vous remercie aussi pour cette discussion intéressante, et je file répondre à vos autres commentaires (dont je vous remercie aussi !) 🙂

  23. Je rêve depuis des années (environ 5 ans) de rester à la maison pour avoir le temps de…. faire ce que je fais (tâches quotidiennes, m’occuper TRANQUILLEMENT de mes enfants) depuis que j’ai des enfants ! Pour mon aîné, je l’élevais seul, la question ne se posait pas (arrêter de bosser), et je démarrais ma carrière professionnelle qui me plaisait…

    Aujourd’hui, mon boulot me plait tjs mais j’aimerais avoir la liberté de ne pas bosser !!!!… pour l’instant, je ne l’ai pas et pourtant j’ai un mari qui bosse, qui participe aux tâches… mais trop de frais engagés (achat maison)…
    Je ne comprends pas qu’on puisse accepter le fait de dire que les femmes sont égales sur tous les niveaux que l’homme !!!! Non, je ne le vis pas ainsi : je suis femme, je mets des enfants au monde et après avoir travaillé (plus de 20 ans) je me rends compte que j’ai besoin de temps pour m’occuper de ma famille TRANQUILLEMENT…. sans être moins que l’homme… Je ne comprends pas qu’on soit obligée de tout faire (travail, éducation des enfants etc…) pour s’assurer une position « égale à l’homme »…. c’est injuste et maltraitant pour la femme qui bosse beaucoup trop, et même quand son mari est très aidant…

    Bref, je suis d’accord avec l’article, je suis d’accord avec la liberté de ne pas travailler (on ne l’a pas souvent celle là parce que si la femme bosse, en général, c’est pour compléter les revenus familiaux)..

    Je pourrais radoter encore longtemps, mais, voilà en gros ma pensée !

    • Bonjour Bloublou,

      Merci pour votre commentaire très riche.
      Grande question que l’égalité hommes-femmes. On pourrait en parler pendant longtemps, mais pour faire court, je pense qu’il faut plutôt voir les choses en termes de complémentarité. Accepter que chacun ait un rôle différent pour le bon fonctionnement de la famille et de la société. Ce qui ne veut pas dire que l’un est inférieur à l’autre.
      Pour qu’un navire arrive à bon port, il faut que chacun soit à sa tâche. Si tout le monde veut être le chef, comment cela peut-il marcher ? L’important n’est pas d’avoir l’honneur de diriger, mais que le navire (ou la famille) atteigne le point d’arrivée sans sombrer.
      Vous pointez du doigt les limites de l’idéologie féministe : cette course au pouvoir est épuisante pour la femme. Nos limites ne peuvent pas être repoussées indéfiniment, on ne peut pas assumer des responsabilités infinies (travail, enfants, maison, etc.).
      En fait, je pense qu’il ne faut pas chercher à être « égale à l’homme ». (je sais, je suis réac :D)
      Il n’y a d’ailleurs pas d’égalité dans la vie.
      Malheureusement la société a une opinion très dévalorisante de la femme au foyer, qui a pourtant un rôle déterminant, non seulement pour la bonne santé de la famille, mais aussi pour celle de la société. Ce n’est pas toujours facile à assumer. S’occuper à plein temps de ses enfants est parfois épuisant aussi. C’est ainsi, mais quand je regarde le mauvais état de notre société, je me dis que je n’ai pas tort d’aller à contre-courant.
      Même si ce rôle n’est pas reconnu, il faut essayer de se détacher de l’opinion générale, et faire les choix qui nous rendront heureux.

      Ensuite, cela n’est possible qu’en réduisant ses dépenses. Il est vrai qu’une fois qu’on a un gros crédit immobilier, la décision est beaucoup plus difficile à prendre. C’est pourquoi il est plus facile de choisir cette organisation familiale au départ, puis d’adapter son achat immobilier (acheter plus petit). Sinon, peut-être pouvez-vous réduire votre mensualité ? Changer de région pour payer votre logement moins cher ? Sans compter toutes les « petites » dépenses qu’on peut toujours réduire ou supprimer, et qui, mises bout à bout, représentent une belle économie.

      Je vous souhaite en tout cas de pouvoir arrêter de travailler. 🙂

  24. C’est très mal écrit (j’ai pas relu, je l’avoue) et je m’excuse…mais c’est surtout un déballage de trop plein d’émotions, de rancoeur aussi … J’ai écrit comme ça venait… Je ferai mieux la prochaine fois !

  25. la femme n’ est pas à l’ égal de l’ homme et heureusement car elle sait faire beaucoup plus de choses que nous. Sans elle tout serait désorganisé et peu productif en commençant par le laisser aller dans le ménage, la mal bouffe, la panique face aux enfants les fringues vieillottes et mal repassés, l’ organisation des journées, bref tout, sans parler d’ une maison sans vie. Certaines femmes sont faites pour être au foyer et d’ autres pour travailler c’ est à elle de faire le choix quant celui ci est possible. Quant à traiter les femmes au foyer de profiteuses, si un homme devait payer chaque heure travaillé de sa femme il lui faudrait 3 salaires à lui seul. Le couple est un équilibre complémentaire et chacun doit pouvoir trouver son épanouissement en ayant le bonheur de retrouver l’ autre le soir. Il n’ y a pas d’ homme ou de femme idéal, le bonheur c’ est d’ être heureux ensemble sans subir de contraintes ou de vexations. Pour celles qui travaillent et voudraient faire un break quelque temps il est possible maintenant de trouver du travail à la maison avec internet. Bien sur il ne faut pas avoir la tête dans le sac à cause des crédits et ne pas trouver un travail à la maison trop prenant pour gagner une misère. mais le pire c’ est de se réveiller à la veille de la retraite et se demander, ou sont passés toutes ces années? ou de prendre conscience un matin qu’ on a passé sa vie à côté d’ un inconnue. On oublis trop souvent qu’ on a qu’ une vie.

  26. Salut,

    Moi c est plutot l inverse. Ma femme est au foyer alors que je n aurrais jamais envisage vivre avec une femme au foyer.

    Ok femme au foyer c est pas facile 😉

    Par contre je trouve ca insuportable que je doive assumer a 100% les ressources de la famille. Je lui ai parle qu elle retourne bosser, a part lancer son entreprise qui rapporte rien elle n a toujours pas de salaire.

    Personelement, je trouve ca inadmissible et je pense la quitter a cause de ca. Quand c est voulu : oui , quand c est force non!

    • Bonjour Gul,

      En effet, tout projet de couple doit recueillir l’accord des deux conjoints.
      Mais de là à envisager de quitter votre femme parce qu’elle est au foyer…
      La capacité morale d’assumer sa famille, c’est aussi ce qui fait la beauté d’un homme. C’est viril. Virilité que l’on trouve de moins en moins chez nos contemporains. (j’exclus évidemment les cas où l’homme ne gagne pas assez, mais ce n’est pas cela que vous semblez évoquer)
      L’activité de chaque membre du couple fait partie des sujets qu’ils faut absolument aborder dès le début de la relation.

      A bientôt !

  27. Bonjour à tous,

    Merci Aurore pour ce blog et merci à tous les contributeurs. La découverte de ce blog arrive à point nommé dans la réflexion que nous menons avec mon compagnon. Nous ne sommes pas mariés et n’avons pas encore d’enfants mais nous avons déjà à nous deux 3 cultures et 4 langues!

    Nous partageons complètement le mode de vie que vous prônez Aurore. Mon compagnon est Finlandais d’origine finlandaise, il a grandi dans une société où les valeurs familiales ont autant d’importance que la valeur travail. Je suis française d’origine indienne, mes parents ont grandi dans une société où les valeurs familiales ont plus d’importance que la valeur travail. J’ai grandi dans la société française où les valeurs familiales deviennent moins importantes que la valeur travail. Donc pour rabattre le bec aux personnes qui dirait que « les femmes au foyer sont des profiteuses »,il faudra leur poser la question du contexte culturel dans lequel il ou elle se place….En tout cas, cette richesse culturelle me permettra de répondre à ce type de remarque et à trouver des solutions pour ne pas culpabiliser:)

    J’ai de fait progressé dans ma réflexion mais suis restée sans réponse sur le point suivant : Si je suis une femme moderne qui décide de travailler pour notre couple : j’entends par là, gérer notre projet de vie mais aussi le développer financièrement, en qualité de vie (moins mais mieux), eh bien je ne cotise ni au chômage ni à la retraite en cas d’accident de la vie.

    Il est vrai que j’ai constitué mon patrimoine par mon travail en ayant trimé et subi la dureté de la vie parisienne pendant un moment :)et que le droit familial finlandais est très avancé.

    Cependant, nous ne souhaitons pas nous remettre complètement à l’Etat finlandais dans la mesure où nous reviendrons en France. La solution proposé par mon compagnon est la suivante : Avec le revenu de son travail, il cotisera pour ma retraite et mon chômage en plaçant cet argent à mon nom.

    En effet, pour lui, une femme moderne à la maison est un travail qui a autant de valeur et de mérite et cela nécessite d’être valorisé et pris en compte en cas d’accident de la vie. Nous avons fait le choix de ne pas nous marier pour l’instant donc cette solution est la plus cohérente. A moins qu’il en ait une autre?

    Au final, la solution est venue hors de nos frontières françaises! Le projet est séduisant et me donne carrément envie (j’ai déjà plein d’idées sur la manière dont je pourrais nous rendre plus heureux avec cette nouvelle organisation du travail), encore faut-il que je me l’autorise mais il m’aide.

    De retour en France, les rôles seront probablement inversés ou pas. A voir lequel de nous deux aura le salaire le plus important. Dans la mesure où il devra apprendre le français mais qui sait peut-être de retour en France, tout le monde parlera anglais! Soyons réalistes, je pense que je devrais reprendre une activité…je l’espère non-salariée dont j’y travaille dès maintenant…donc comme tu l’as dit Aurore dans cet article : http://www.famille-econome.com/femme-au-foyer-comment-se-proteger/, je conserve et travaille mon réseau depuis la Finlande avec probablement des déplacements en France. Ainsi, être à la maison est aussi un « investissement d’avenir »!

    Ciao!

    • Bonjour Tillana,

      Merci pour ce commentaire très développé et très intéressant.
      Tu as raison, la perception du rôle de la femme au foyer est avant tout culturelle. Dommage qu’en France il y ait eu un tel changement des mentalités en quelques décennies.
      Je vous encourage toi et ton conjoint à mettre en oeuvre ce projet. Etre femme au foyer (ou homme) assure une bonne qualité de vie pour le couple et la famille. C’est aussi la possibilité de travailler dans un environnement bien plus serein que dans le monde du travail dont les multiples pressions peuvent finir par affecter le moral et même la santé. Je dis « travailler », car c’est en effet un vrai travail que de gérer correctement les finances du foyer, la gestion du quotidien, cuisiner sainement, etc. Sans compter le fait d’élever les enfants pour ceux qui en ont.
      La solution que vous avez trouvée, de placer de l’argent à votre nom chaque mois pour votre retraite ou coups durs, me semble bonne. Renseignez-vous tout de même pour savoir si le fisc ne risque pas de considérer cela comme une donation déguisée… Il vaut mieux vérifier. Il y a aussi l’assurance-vie en désignant le conjoint comme bénéficiaire. Mais le conjoint pourra toujours changer de bénéficiaire si vous ne vous entendez plus, c’est donc un peu risqué.

      Je recommande bien sûr le mariage sous le régime de la communauté réduite aux acquêts (régime légal sans contrat de mariage), à mon sens une des meilleures protections pour les personnes au foyer, puisque quasiment tous les revenus deviennent communs à partir de la date du mariage. Ce qui me semble être une juste rétribution du travail effectué à la maison.
      En cas de décès du conjoint, il me semble (sans être spécialiste du droit des successions) que les règles de transmission sont aussi plus avantageuses pour le conjoint marié. Ce qui n’est pas négligeable pour être bien protégé.
      Je te suggère de consulter un notaire pour avoir des conseils parfaitement adaptés à ta situation. On peut avoir un rendez-vous d’information gratuit à l’office notarial de votre choix, nous l’avions fait !

      Bonne continuation et n’hésite pas à me donner des nouvelles de votre projet !

  28. Bonjour,

    J’insiste sur le fait que la femme au foyer n’est pas une pauvre cruche qui n’a pas d’autres choix dans la vie. Je viens d’obtenir mon diplôme de docteur en pharmacie pour « ne pas décevoir » mes parents qui ont financé mes études…mais pour avoir travaillé quelques temps, je ne peux me faire à cette vie. Déjà, j’aime pas du tout mon boulot, et j’ai pas envie de finir sous anti-dépresseurs, en burn-out, et dégrader ma santé pour un métier; je préfère céder la place à une personne qui aime ce travail et qui sera ravie d’avoir le poste.
    De plus, quand on rentre le soir, on a le temps de rien faire, un dîner le plus rapide possible à préparer, pour pouvoir passer l’aspirateur ou repasser le linge, puis au lit…quel épanouissement!!! Je préfère consacrer ma journée à faire le ménage, le repassage, les courses, les repas, m’occuper de tous les animaux… ainsi quand mon mari rentre (surtout qu’il est surmené et que je travaille ne changerait pas sa situation de directeur avec le stress qui va avec), il peut prendre de bons repas chauds et équilibrés, se sentir bien dans sa maison entretenue, avoir toujours du linge propre et repassé sous la main.
    Si je travaillais, entre la femme de ménage, qui va passer beaucoup de temps pour tout repasser, quasiment tout mon salaire y passerait (eh oui, pharmacien surtout dans le sud n’est pas aussi rémunérateur qu’on le pense, un fonctionnaire gagne plus que nous, se crever pour payer quelqu’un pour faire ce qu’on pourrait faire sans que ça change grand chose au niveau économies, le choix est vite fait).
    Voilà, avant les couples divorcaient moins, mais madame s’occupait beaucoup pus de son foyer, monsieur rentrait et tout était soigné, il retirait un vrai bien-être, et surtout le soir on a du temps ensemble, étant donné que tout est fait dans la journée.
    Au niveau économique aussi, la place libérée par une femme qui peut vivre avec le salaire de son mari permet à un autre chef de famille d’avoir un poste, ce qui limiterait d’autant plus le nombre de familles ou les 2 sont au chômage. A méditer

    • Bonjour Biscuit,
      Merci pour ce long et intéressant commentaire.
      Je me retrouve assez dans votre situation, celle d’avoir fait de longues études pour aboutir à un métier qui ne nous plaît pas. Par pression parentale peut-être ? Pour les parents, il y a une vraie réflexion à mener, car il coûte très cher de financer des études qui finalement serviront peu. Dans certaines familles (comme la mienne), le prestige est très important, mais cela coûte cher.
      Je partage votre réflexion sur la dureté de la vie quand on travaille, et le bonheur que l’on peut trouver à s’épargner tout ce stress, quand on peut se le permettre.
      Bien d’accord également avec votre analyse économique.
      A bientôt,

      Aurore

  29. Bonjour
    Je me retrouve un peu dans cette situation. Je suis mère au foyer depuis la naissance de mes 2 enfants, ça fait environ 8 ans. Mais je rêve d’aller travailler sauf que c’est devenu très problématique : qui va garder les enfants et faire tout ce que je fais maintenant? Car oui je prends mon travail de « femme au foyer » au sérieux mais j’avoue que je m’ennuie beaucoup, par moments, ça me lasse. Mon mari me dit toujours d’aller chercher du travail mais en même temps il ne m’épaule pas assez dans ce que j’aimerai faire, il y a plein d’angoisses en moi, de ne pas assurer au travail, de ne pas trouver qq chose qui me plaise…. Et je suis dans une sorte d’impasse. Il me dit même qu’il pourrait rester à la maison pour s’occuper des enfants, mais ça m’angoisse encore plus, est-ce qu’il va « assurer » comme je fais d’habitude? Et là je bloque!
    Mais la principale raison pour laquelle j’ai cherché et puis tombé sur ce site c’est que je cherchais « Comment les femmes au foyer ont-elles la liberté de dépenser l’argent ? Je dis surtout si elle veut faire des cadeaux par exemple à ses parents, à ses frères et soeurs, ou une amie, je ne parle pas trop de ce que je pourrai dépenser pour moi-même…. »
    Voilà mes questions et réflexions.

    • Bonjour Kelly,
      Merci pour votre commentaire.
      Vous pourriez peut-être commencer par faire une formation dans le domaine qui vous plaît pour gagner en confiance.
      Votre mari ne fera sûrement pas les choses comme vous, mais là c’est un domaine où nous, les femmes, devons apprendre à lâcher du lest. On trouve souvent que ce n’est pas très bien fait, c’est vrai, mais il faut bien laisser les hommes nous aider à leur façon. 😉
      Si vous lui expliquez les tâches principales à faire et comment s’y prendre, ça devrait passer, non ?
      Pour votre dernière question, je pense qu’il faut discuter des dépenses que vous citez. En principe la femme au foyer doit pouvoir dépenser pour elle aussi dans la limite du raisonnable. S’il n’y a pas d’accord là-dessus, il vaut peut-être mieux qu’elle travaille, ne serait-ce qu’un peu pour financer les extras.
      Je pense qu’il vaut toujours mieux en parler avant de faire une dépense qui pourrait déranger le conjoint.

      Aurore

  30. Bonjour,

    Je souhaitais vous dire bravo pour votre article. Je vous rejoints en tout point.
    Je suis également mère au foyer et actuellement en congé parental pour mon 3 eme enfant. J’ai fait des études et ai travaillé mais je ne me suis jamais sentie a ma place dans le monde du travail. J’avais l’impression de perdre mon temps ( précieux pour moi et mes enfants ).

    En tant que femme au foyer, on apporte beaucoup à la famille au niveau des relations sociales. Je recois sans problème mes parents frere et soeur ainsi que ceux de mon mari qui viennent à l’improviste, organise des gouters le mecredi pour les copains des enfants, je peux faire tranquillement une viré au parc après la sortie des classes, les emmener aux activités sportives. Pour moi leur épanouissement social et leur bien etre est primordial.
    Il y a moins de stress et d’enervement à la maison, j’ai le temps de m’occuper du ménage, du linge, des repas, des courses et de la paperasse administrative. Je ne depense pas d’argent en repas tout pret ou en sortie macdo 2 fois par semaine donc je depense moins. Les sorties fast food sont occasionnelles et appréciées. D’autre part, mon mari travaillant près du domicile et mes enfants ne mangeant pas à la cantine, nous nous retrouvons tous les midis à la maison pour les repas. Cela represente aussi une sacrée économie.
    Quand mes enfants rentrent de l’ecole, ils retrouvent une maman disponible et sereine. De plus, mon mari est plus efficace au travail, il n’a pas à aller chercher les enfants a l’ecole, faire des taches ménageres ( bien qu’il le fait aussi de son plein gré ) ou bien quitter le boulot pour s’occuper d’un enfant malade.

    Mon mari et moi sommes sur la meme longueur d’onde, nous nous complétons. Lui nous apporte un confort matériel avec son salaire et moi un autre confort. Je ne me suis jamais sentie inférieur à lui et lui ne me sous estime pas parce ce que je n’apporte pas de salaire. Nous avons la même vision de la famille car nous venons tout les 2 de la meme culture turque Donc je pense qu’on a moins de clichés et préjugés sur les femmes au foyer.

    Nous somme très heureux comme ca, etre femme au foyer ca se decide à deux.

    Merci de m’avoir lu.

    • Bonjour Fleur et merci beaucoup pour ce commentaire très intéressant.
      Je suis en tout point d’accord avec vous.
      J’apprécie comme vous d’oeuvrer pour le bon fonctionnement de la cellule familiale et le bien-être des enfants et de mon mari.
      Bonne continuation à vous 😉
      Aurore

  31. C’est un article très intéressant mais qui généralise un peu. En même temps, j’avoue que c’est difficile de faire autrement. Si on se met à tenir compte de toutes les exceptions, on obtient un texte beaucoup trop long et décousu. Ce qui m’interpelle le plus ici, c’est de croire que le fait d’être femme au foyer et d’être ainsi moins fatiguée et plus disponible va assurer la pérennité de la famille.
    Je voulais donc apporter mon petit témoignage. J’ai été mère au foyer pour élever mes trois enfants. Je ne peux pas dire que je le regrette, surtout pour l’équilibre que ça a apporté à mes enfants. Ce sont trois jeunes adultes merveilleux, sains et bien dans leur peau malgré les épreuves des dernières années. Pourtant, si c’était à refaire, je referais autrement.
    Je suis devenue maman assez jeune (23 ans). Mon conjoint avait un métier qui l’amenait à être souvent et longtemps absent de la maison. Tout naturellement, j’ai fait une croix sur le marché du travail. Je ne l’ai pas regretté pendant longtemps. Mais les enfants grandissent et ils ont de moins en moins besoin qu’on s’occupe d’eux. Et j’ai très mal préparé cette étape. Je me suis retrouvée avec beaucoup trop de temps pour moi. Je m’ennuyais malgré de nombreuses activités sportives et créatives, malgré les amies. D’ailleurs, mes amies, des femmes au foyer aussi pour la plupart sont toutes retournées au travail, chacune leur tour. N’en restait plus qu’une ou deux avec des enfants bien plus jeunes que les miens. Je me suis sentie isolée. Mon conjoint avait toujours le même travail, était toujours aussi souvent absent.
    Et j’en ai eu marre. Marre d’être mère à temps plein, marre de m’ennuyer, marre de ne rien faire. Sûrement que d’avoir un peu de reconnaissance de la société m’aurait aidé à ne pas en arrivamer là: au divorce. Je manquais peut-être d’imagination, mais c’est la seule solution qui m’est apparue pour retrouver la femme que j’étais, celle que je voulais devenir quand j’étais ado.
    Maintenant je suis en couple avec un homme dont les enfants sont grands aussi. Nous menons une vie de jeune couple sans enfants (ou presque!). J’ai trouvé un travail, pas toujours palpitant, mais qui me sort de la maison, de la routine de femme de ménage que j’étais devenue, et qui me permet de voir du monde. Et le plus important, je suis en paix avec moi-même
    Il n’y a pas de solution miracle contre les divorces. Mais j’avoue que pour les jeunes enfants, c’est certain que d’avoir maman à la maison, c’est un grand plus.

    • Bonjour Julia,
      Je vous remercie pour ce témoignage poignant, qui met en lumière le côté « obscur » de l’activité de femme au foyer.
      J’ai peut-être été un peu idéaliste en pensant qu’être mère au foyer était une meilleure garantie contre le divorce. On voit bien dans votre commentaire qu’il est essentiel aussi d’être heureuse.
      Et il est vrai que si la vie d’une mère au foyer est remplie de bons moments passés en famille, elle est aussi souvent très isolée et souffre du manque de reconnaissance de la société tout entière (et parfois de son mari même).
      J’imagine très bien aussi combien vous avez dû vous ennuyer une fois vos enfants grands. J’imagine aussi que le fait que votre mari soit souvent absent n’a pas dû aider.
      Je m’inspirerai de votre témoignage pour tenter de préparer au mieux cette période où mes enfants auront grandi.
      Mais surtout, je rentiens de votre intervention qu’il est très important de se sentir épanouie dans son activité, et de ne pas hésiter à en changer si nécessaire.
      Il est vrai que le travail peut aussi être une source d’épanouissement, surtout s’il est choisi.
      Bonne continuation chère Julia !

  32. Bonjour,
    Je partage complètement vos points de vue à tous les niveaux.
    Cela fait vraiment plaisir de vous lire, on se sent moins seule tout d’ un coup, d’ autant plus en voyant de nombreux commentaires et témoignages même masculin rejoignant ces idées.
    Pour ma part, je n’ai pas encore rencontré un homme partageant ces valeurs afin de construire un solide foyer avec ma petite fille. J’ai adoré l’ idée de voir la famille comme « une équipe », une petite entreprise, porter sa pierre à l’ édifice. C’est tout à fait comme cela que je rêve de le vivre. Je pense que rien ne peut se faire sans l’ intelligence et la volonté. Je n’ai pas fais de grandes études mais je pense effectivement que cela n’ est pas forcément nécessaire pour avancer dans la vie et surtout comprendre où se situe nos propres valeurs et celles que l’on a envie de transmettre mais plutôt grâce à notre parcours, nos expériences, c’est ce que je nomme: l’ école de la vie..
    Je souhaite essayer de me réaliser sur un plan personnel ainsi que pour mon enfant, actuellement je l’élève donc seule à plein temps, il est vrai que parfois je me sens épuisée et parfois un peu seule surtout sur le côté « soutien moral, intellectuel et physique » mais au delà de ça, c’est un grand bonheur de tout partager avec mon enfant, de ne rien louper et d’avoir cette liberté de vivre en accord avec moi-même! À vrai dire je me fiche pas mal du jugement des autres car j’ai remarqué que dans le fond il y a une certaine admiration dans le regard des autres de se dire :  » elle ose » mettre en pratique ce que la plupart des gens n’osent pas, franchir un cap.. C est un sacré soulagement, quand je repense au rythme de travail que j’avais en tant que simple hôtesse d’accueil standardiste, de très longues journées avec tenues robes et talons imposées, aucun avantage, ni tickets resto, ni 13eme mois et un salaire de misère 900 à 1000 euros suivant les heures, le stress des bouchons sur la route pour arriver à l’heure pour le pointage! L essence dépensée, mauvaise alimentation, et bien sûr aucune valorisation. J’ai tenu 5 ans… L’arrivée de mon enfant tant désirée m’a délivrée de ce schéma infernal et j ai décidé de mener mon existence comme je l entend malgré les difficultés et comme vous dites, on ne sait jamais de quoi est fait demain, nul n’est à l’abri, autant plus avec les événements actuels alors ne nous infligeont pas plus de souffrance. Il faut essayer de trouver sa voie et comme vous dites il y a toujours des solutions en cherchant bien. Mon enfant va bientôt avoir 3 ans mais j’ avoue ne pas avoir envie de la scolariser pour le moment donc j aimerai exercer une activité au sein de mon domicile afin de pouvoir continuer à l’ élever pleinement. Donc il faut que je me renseigne en ce sens…
    En attendant de peut être un jour rencontrer un compagnon de route avec lequel évoluer vers des projets communs, s’ épauler, s’ encourager, se soutenir quotidiennement afin de former une belle et heureuse famille non pas dans le paraître mais dans le bien être et affronter les épreuves ensemble.
    Il est temps que nos dirigeants ouvrent les yeux et que le peuple se réveille et se révolte non pas en criant dans la rue mais en changeant leur façon de vivre pour que justement le gouvernement prenne conscience de toutes les incohérences du système que l’on nous impose. Ainsi que de valoriser le beau rôle de parent qui est essentiel.
    Merci beaucoup de m’ avoir lu et merci aux gens comme vous d exister!
    Si vous avez des conseils pour des activités à domicile ou création d entreprise je suis preneuse!
    Bonne journée

    • Bonjour Elodie,

      Merci pour votre commentaire très sympathique.
      Je vous rejoins sur l’absurdité du coût (pour le travailleur : en trajets, stress, etc.) d’un travail qui rapporte peu.
      Je vous souhaite de pouvoir continuer à élever votre enfant à temps plein. C’est courageux de prendre la décision de changer de mode de vie quand celui-ci ne nous convient plus.
      En ce qui concerne les activités à domicile pour gagner de l’argent, si vous avez un talent manuel vous pouvez vendre vos créations sur internet (il existe des sites où chacun peut créer sa boutique, je crois), vous pouvez aussi garder des enfants chez vous, donner des cours ou faire de l’aide aux devoirs, faire un/des site(s) internet et en tirer une rémunération, ou simplement lancer un activité de repassage à votre domicile en allant chercher le linge chez vos clients, garder des animaux de compagnie quand leurs maîtres partent en vacances… il peut y avoir plein d’idées selon votre formation et vos goûts. Recherchez ce dont les gens ont besoin et faites-vous connaître sur Leboncoin par exemple, tellement de personnes consultent ce site.
      Bon courage !
      Aurore

      • Merci Aurore pour vos réponses bienveillantes 🙂
        Justement j’ai pensé à quelques idées dont vous me faites part, cela me motive et me conforte dans mes futurs projets même si tout n est pas encore bien établi.. Je vais prendre encore un peu le temps de réfléchir (mais le temps passe vite!) et essayer de trouver la bonne marche à suivre pour la mise en route de tout cela et d’ entamer un nouveau chapitre de ma vie 🙂
        Bonne continuation à vous également et encore merci pour vos encouragements.

  33. Bonjour, J’ai lu votre article avec beaucoup d’attention. Je rejoins votre vision sur quasiment tout les points étant moi-même « mère au foyer ». Avec mon mari nous avons pris cette décision à la naissance de notre fils. J’avais lu un précédant article qui vantait également ce mode de vie (Mère au foyer- Choisir de rester à la maison par Anne Bersot) parce que j’étais (et je le suis encore) en proie à des doutes concernant cette situation. Mon fils est scolarisé depuis 4 ans maintenant et lorsque l’on se retrouve seule à la maison, comment dire au bout d’un certain temps ça commence à devenir pesant. C’est très agréable de pouvoir accorder du temps (ce temps si convoitait dans cette société) à notre famille mais comme toute médaille à son revers il faut également parler des inconvénients d’être mère au foyer. Ce n’est pas tout les jours faciles. Nous n’avons de reconnaissance que par ceux qui nous entoure (mon mari et mon fils en ce qui me concerne) et aucune de la part de la société. Prenons un exemple concret, je me suis rendue chez des amis chez qui j’ai passé une excellente soirée, j’y ai fait la connaissance d’un couple, la femme travaillait et du coup quand je discutais avec elle la conversation c’est naturellement portée sur son activité. J’ai appris plein de choses intéressantes mais je n’ai quasiment rien raconté de mon quotidien. Faut dire que s’occuper d’un foyer n’a rien d’exaltant, tout le monde peut le faire. Celles qui sont à mêmes de me comprendre sont celles qui sont comme moi maman à plein temps, mais nos conversations tournent souvent voir toujours autour de la même chose. Je n’idéalise pas le monde du travail pour autant (surtout dans la conjoncture actuelle) mais voilà je voulais vous apporter ma petite contribution bien que habituellement je me contente de lire les avis des personnes et non d’en écrire un. Félicitation pour votre site, je l’ai enregistré dans mes favoris. Bonne journée.

    • Bonjour Soph,
      Je comprends tout à fait votre point de vue. C’est vrai que cet article ne parle pas des mauvais côtés de la fonction de mère au foyer.
      C’est sûrement parce que je l’ai écrit il y a maintenant 2 ou 3 ans, à une époque où cela ne faisait pas encore si longtemps que j’étais mère au foyer.
      Il y a en effet de mauvais côtés aussi. Comme l’a dit une personne dans un des précédents commentaires, il faut faire attention à ne pas s’oublier et à prévoir des activités pour soi : loisirs, association, formation vers une profession si souhaité, travail, activité à la maison, etc.
      Je mets d’ailleurs dans un coin de ma tête d’y penser sérieusement pour l’entrée de ma dernière à l’école, dans 2 ans.
      Le manque de reconnaissance de la société est aussi difficile à vivre, je vous rejoins là-dessus.
      Si vous trouvez une activité qui vous plaît, vous aurez aussi des sujets de conversation en société.
      Il faut aussi penser à préparer l’avenir : retraite, etc. Cette préoccupation et les activités qui en découleront pourront contribuer à rendre votre quotidien plus intéressant.
      Bonne journée !

  34. Votre article, que je découvre dans le cadre d’une etude sur le libre choix psychologique des femmes de ne pas travailler, m’a énormément plu. J’apprécie votre franchise mais surtout ce choix assumé qui est le vôtre.
    Personne n’a à juger d’un choix personnel qui vous rend heureuse. Eh oui, vous ne rentrez pas dans les cases pour certains, mais la liberté de choisir n’a pas de prix. Bravo !!! Merci.
    Une mere et épouse qui travaille, par choix.

    • Bonjour Evy, je vous remercie pour ce très gentil commentaire.
      En effet, être libre de faire les choix qui nous rendent heureux, c’est bien cela l’essentiel.
      A bientôt !

  35. Bonjour Aurore,

    Je suis tombée sur votre article en tapant « se déclarer mère au foyer » car je suis en pleine réflexion !
    Après avoir été hôtesse d’accueil dans les Hauts-de-Seine pendant un certain temps, mon conjoint (qui est gardien de la paix de nuit, donc fonctionnaire 🙂 ) et moi avons acheté une maison en Normandie. J’ai dû démissionner même si j’aimais beaucoup mon travail car pas de permis de conduire et étant à temps partiel, même avec le trajet, une grande partie du salaire se serait retrouvé dépensé en frais d’essence. Je me suis donc retrouvée au chômage, seule avec un conjoint travaillant de nuit et dormant toute la journée dans une grande maison vide en plein milieu des champs avec peu de voisins…
    Très difficile à vivre au départ !
    Puis j’ai pris goût à cette vie, à m’occuper de notre maison etc…
    Mais je culpabilisais beaucoup de ne plus travailler, mon conjoint me rappelant souvent ma situation, en me demandant si je cherchais etc…
    Puis j’ai trouvé un remplacement de deux mois en tant que pompiste, job qui ne m’a pas plu du tout et qui s’est mal passé. Je suis donc retournée à la vie « inactive » et je suis tombée enceinte au mois de novembre, ce qui n’était pas du tout prévu.
    Nous avons hésité quelques jours sur la décision à prendre concernant le bébé car j’étais sans emploi et mon conjoint gagnant bien sa vie mais avec un crédit immobilier et tout le reste, cela nous paraissait compliqué. Puis nous avons décidé de le garder car nous en avions envie tout de même et ma mère, aillant une situation plus qu’aisée, nous a promis de nous aider.
    Aujourd’hui, je suis très heureuse et j’attends avec impatience l’arrivée de mon fils en août mais une chose me tracasse : le travail.
    J’ai cherché du travail en début de grossesse sans conviction et n’ai rien trouvé jusqu’à ce que je comprenne que de toute façon, personne ne me prendrait enceinte.
    Aujourd’hui, je vis ma grossesse pleinement et mon conjoint ne me parle pas trop de cette situation mais à l’arrivée du bébé, je sais qu’il en sera question de nouveau mais je partage la même vision que vous et je souhaiterais réellement m’occuper de ce petit bout à temps plein, de m’occuper de ma maison et de prendre soin de mon conjoint. En bref, devenir femme au foyer et d’arrêter de me voiler la face en cherchant du travail sans conviction.
    Mais encore faut-il que j’en parle à mon conjoint et que la situation financière nous le permette (ce qui n’est pas gagné…).
    Et je stresse beaucoup à l’idée de devoir reprendre un travail avec un enfant à charge et un conjoint qui travaille de nuit et qui dort de 9h à 18h et qui sincèrement, ne m’aide pas par prétexte que je ne travaille pas mais qui, à mon avis, ne m’aidera pas plus si je travaille, avec tout à gérer !

    Je crois que la situation serait plus simple pour tout le monde si je restais à la maison pour tout gérer et qu’il s’occupe de son travail et qu’il profite de son temps libre pour décompresser et prendre le temps avec nous (surtout avec les temps qui court pour la police car je vous épargne les détails mais cela devient très pesant pour eux).

    Voilà pour ma petite histoire personnelle !
    Désolée pour le roman mais je n’ai pas l’habitude d’écrire sur les réseaux et je n’ai que 24 ans pour situer un peu les choses.

    En tout cas, merci pour votre article.
    Il m’a fait déculpabiliser de cette envie de ne « rien faire » que de m’occuper de ma famille et de mon foyer car c’est en ça que je veux donner toute mon énergie et mon amour !

    Bien à vous,

    Charlotte

    • Bonjour Charlotte,
      Merci pour votre commentaire.
      Tout d’abord je vous félicite d’avoir eu le courage de garder votre enfant. Vous trouverez sur ce blog pas mal d’astuces pour économiser et pour ne pas trop dépenser les premières années de votre petit. En réalité un bébé n’a pas besoin de grand chose à part de l’amour de ses parents, de lait, de vêtements et de couches. Pour le reste, vous pouvez trouver plein de choses d’occasion en bon état, pour pas trop cher.
      Comme vous le dites, il faut que vous discutiez avec votre conjoint de vos aspirations. Profitez de ces quelques mois avant l’arrivée de votre bébé pour assainir vos comptes si nécessaires, réduire vos dépenses (parcourez mon blog, vous trouverez plein d’idées), afin de voir si être mère au foyer vous sera possible financièrement. Si ça marche, ce sera un bon argument pour convaincre votre conjoint. Il faut que vous arriviez à mettre de l’argent de côté tous les mois.
      Vous verrez bien comment se passeront les premiers mois du bébé pour savoir si cela fonctionne financièrement.

      Si le côté financier le gêne, proposez-lui de développer une activité à domicile, si vous le pouvez. Avec internet on peut faire plein de choses (création et vente à distance, blogs, relecture/correction, traduction, etc.).
      Je ne vous conseille pas trop de compter à long terme sur le soutien de vos parents, il vaut mieux subvenir à ses propres besoins. Sinon, vous risquez de vous retrouver infantilisés.

      Je vous souhaite de pouvoir réaliser votre rêve de devenir mère au foyer. Cela dit, prenez bien en compte l’avis de votre conjoint, et faites les choses d’un commun accord.
      Bon courage !

      Aurore

  36. Bonsoir,

    Votre article est très intéressant et donne effectivement une autre vision du rôle de la femme dans la « vie ». Il est également décevant de constater aujourd’hui que certaines femmes mettent l’accent sur la carrière professionnelle plutôt que sur le fait d’avoir des enfants et de leur transmettre les plus belles des valeurs. Notons cependant un point qui me semble important (même si je ne suis pas encore marié) : une femme qui travaille n’a pas forcément une vision  » matérialiste » mais peut simplement ressentir le besoin d’un « épanouissement » au vu du temps passé dans les études. Autrement dis , certaines femmes souhaitent simplement donner « sens » à leur parcours « académique ». Le plus important à mon sens, c’est que la femme écoute cette voix au plus profond d’elle même pour savoir où trouver son harmonie et qu’elle soit en paix avec elle-même. Maintenant, je me demande comment est ce qu’on peut créer ce juste milieu entre fonder une famille et travailler… (Je parle pour la femme, l’homme n’a aucune excuse, il doit travailler) 🙂
    Merci

    • Bonjour VieDeCouple,
      Merci pour votre commentaire. Je viens de le voir par hasard, désolée d’avoir mis un peu de temps à le publier, bizarrement je n’avais pas reçu d’alerte pour ce commentaire.
      En effet, il y a différentes aspirations chez les femmes, c’est bien normal. Vous avez raison de parler d’harmonie. Et puis il y a des périodes de la vie où on s’épanouit d’une façon, puis d’autres où on passe à une autre étape.
      D’ailleurs, environ 3 ans après avoir écrit cet article, je ressens moi aussi le besoin de faire des choses « pour moi ». Comme quoi !
      Je commence à retravailler de chez moi sur internet, et mes filles vont manger à la cantine. Mais je serai là à 16h après l’école. C’est peut-être une façon de trouver le juste milieu dont vous parlez, entre vie de famille et vie professionnelle.
      Merci pour votre contribution !
      Aurore

      • Je te remercie Aurore (si tu me permets de te tutoyer :)). Effectivement, pour moi c’est une question fondamentale et absolument indispensable que je dois résoudre avant de m’engager. Beaucoup de divorces sont dû à l’épanouissement de la femme, bien que l’argent soit effectivement la première cause.
        Ce juste milieu peut être un travail à temps partiel par exemple, ou encore un projet d’entrepreneuriat que la femme pourrait entreprendre…

        • Pas de souci pour se tutoyer 🙂
          Il est vrai que la majorité des divorces sont entrepris par les femmes, c’est donc sûrement une question d’épanouissement.
          Je pense qu’il faut s’engager avec une personne qui a la même vision de la vie que soi. Il faut absolument en parler pour en être sûr avant de se marier.
          Puis rester ouvert au fil du temps à des améliorations, sachant que chacun change un peu avec les années.
          On peut finir par trouver étouffante une situation qui nous plaisait auparavant. A partir de là en effet le travail à temps partiel, le bénévolat, ou l’entrepreneuriat sont de bonnes solutions. L’important étant de faire attention à garder du temps pour la famille. Mais je pense que ça se fait bien, surtout qu’en grandissant les enfants peuvent être contents d’avoir plus d’autonomie. Et quand les enfants ont grandi, comme le disait une précédente commentatrice, il faut que la maman puisse se sentir utile dans une activité qui lui plaît.

          • Oui, c’est bien cela Aurore. Par contre, moi, j’ai du mal à voir quelqu’un d’autre que ma femme qui s’occuperait de mes enfants. Pour moi, lorsque les enfants arrivent la priorité c’est eux et non la vie professionnelle. Après, bien sûr une fois grands, ils peuvent par exemple être laissé de temps en temps aux grands parents par exemple, et encore… Donc cets vrai que la conception de la vie est capital à définir avant de s’engager

          • Oui je comprends, surtout quand ils sont tout petits, on préfère souvent s’en occuper soi-même.
            Mais ça fait du bien de prendre du temps pour soi et en couple de temps en temps, c’est pourquoi je trouve bien de pouvoir les confier à des personnes de confiance parfois.
            En tout cas je te souhaite de trouver la personne qui partagera la même conception de la vie que toi, si tu ne l’as pas encore rencontrée.
            Bonne soirée !

  37. Je suis au foyer également et votre article reflète exactement ce que je vis et ressens. L’ombre au tableau de ce choix est la solitude sociale mais moi qui ai toujours eu un tempérament indépendant je ne le vis pas si mal que ça au final. Quand j’ai quitté mon travail après ma deuxième, mon mari n’a pas toujours été d’un parfait soutien mais je pense aussi que cela venait du fait que mes mauvais moments c’est lui qui les subissait en grande partie. Autrement je reconnais avoir beaucoup de chance, je ne voulais pas d’une vie à 100 à l’heure et l’absence de famille autour de nous m’a imposé ce choix évident : être disponible pour mes enfants le temps qu’ils deviennent autonomes, il me reste donc quelques années encore :). A côté de cela je fais des activités qui me tiennent à cœur (danse, m’occuper du jardin, cuisiner, planifier des activités en famille, voir des amies…) et mon mari et moi faisons (depuis que j’ai arrêté de travailler) de la location pour nous aider à payer impôts, crédits et vacances.

    • Bonjour Shirl,

      Merci pour ce partage d’expérience. C’est une excellente idée de faire de la location pour augmenter vos revenus.
      Il est vrai que le temps libre est une richesse très importante aussi. C’est épanouissant d’avoir le temps de faire ce que l’on aime (comme vous le faites avec vos activités).
      A bientôt,

      Aurore

  38. Bonjour Aurore,

    Merci beaucoup pour cet article que je viens de découvrir. Je suis en effet en pleine période de réflexion !
    Je suis en reprise d’études après avoir travaillé pendant 20 ans. J’ai deux enfants de 4 et 7 ans et j’ai l’impression de passer à côté de l’essentiel.
    En effet, le stress est un peu mon quotidien et on m’a toujours dit qu’il fallait travailler et être autonome. Que c’était ça, la vraie vie, l’effort et la performance avant tout. Vous voyez le bagage à trimballer en permanence !

    Au plus profond de moi j’ai envie de profiter de mes enfants, d’être disponible pour eux tout en me réalisant dans des activités associatives ou créatives. Mais je n’ose pas. « Que vont penser les autres »?
    Pourtant mon conjoint ne verrait aucun inconvénient à ce que je franchisse le pas si cela me rend plus heureuse.

    Devoir dépendre financièrement de l’activité de mon conjoint, et ne pas cotiser pour la retraite que l’on voit diminuer chaque année en raison du vieillissement de la population sont des freins difficiles à supprimer. Le risque de l’isolement social ne fait pas très envie non plus!

    Bref, votre article me donne l’envie de creuser le sujet et d’en parler sérieusement afin de prendre une décision dans ce sens.

    Merci pour vos témoignages somme toute très positifs sur le statut de la mère au foyer

    • Bonjour Anneso,

      Merci pour votre commentaire.
      Je comprends à la fois vos critiques envers le monde du travail (c’est ce que j’ai expérimenté aussi il y a quelques années, et qui ne me donne pas tellement envie de retourner au salariat), et ce qui vous retient de devenir mère au foyer.
      C’est tout à fait vrai qu’on est souvent un peu isolée, quand on s’occupe de ses enfants. La plupart des autres femmes travaille. Selon où on vit, on peut tout de même s’organiser pour voir du monde, il y a parfois des activités.
      Je comprends que vous ayez peur du regard des autres, une mère au foyer est énormément jugée négativement, supposée avoir un niveau intellectuel inférieur et être paresseuse. Mais il faut s’affranchir du regard des autres, pour faire ce qui nous rend heureux.
      Ce que je pourrais vous conseiller, c’est de créer une activité qui vous convienne et qui vous permette d’aménager votre temps en fonction de vos priorités. Cela aura l’avantage de vous donner un peu de vie sociale, vous pourrez toujours dire que vous travaillez (pour les gens, l’honneur sera sauf !), et vous gagnerez un peu d’argent que vous pourrez mettre de côté et investir pour votre retraite.
      C’est ce que je fais maintenant avec mon blog, qui me rapporte quelques centaines d’euros par mois. En effet, après quelques années à m’occuper entièrement de la famille, je ressens maintenant le besoin d’avoir aussi une activité « à moi ». J’ai donc créé mon auto entreprise, et je travaille de chez moi aux horaires que je choisis, tout en ayant du temps pour les uns et les autres. Ca me semble être un bon compromis.
      J’espère que cela vous aidera à avancer dans votre réflexion, et n’hésitez pas à venir me donner des nouvelles quand vous aurez pris une décision.

      A bientôt,

      Aurore

  39. Je suis une mere au foyer au Quebec et suis heureuse de mon choix mais j ai connu l isolement consequence de mon choix et l assume avec bonheur car au change j ai offert a mes enfants une mere et un foyer.

    • Bonjour Danni,
      L’isolement est en effet l’une des principales difficultés de l’activité de mère au foyer. Si vous parvenez à l’assumer sans trop de souci, c’est super, car ce n’est pas toujours évident. Il faut se créer un petit réseau. Ce que vous avez offert à vos enfants n’a pas de prix 🙂

      Aurore

  40. Tout est question d argent…personne n adore aller travailler..chacun ses choix du moment que ca ne coute rien a l etat, personne n a le droit de juger.
    En revanche les meres au foyer qui reclament un salaire pour s occuper de leur propres enfants, pour faire leur propre lessive..on va ou…
    Quand vous demandez a vos parents de gardez vos enfants..si ils vous demandent 50e la soiree ca vous choque…la difference avec un am c est que la les enfants c est les votre (tout comme votre menage. Votre cuisine).
    J ai l impression que la plupart des meres au foyer tentent de se justifier comme quoi pas le temps de respirer etc….pourtant aller regarder sur les forums les concernant ca chainanswer toute l apres midi…soyons honnete…

    • Bonjour Alamo8,
      Je ne connais pas de forum actif de femmes au foyer, les rares qui existent sont peu fréquentés. Alors, que ça « chainanswer » tout l’après-midi… 😀
      Et après tout qu’est-ce que ça peut faire que certaines parlent sur internet, l’un des plus gros problèmes quand on est mère au foyer c’est la solitude, alors grand bien leur fasse si elles y remédient ainsi.
      Ce que je constate, c’est qu’on admet de plus en plus l’idée d’un revenu universel, par contre surtout pas pour les mère au foyer hein…
      Si elles ont tendance à se justifier c’est qu’en plus d’avoir une activité essentielle mais épuisante, elles sont constamment dénigrées. Un commentaire comme le vôtre par exemple, qui commence par « personne n’a le droit de juger », se termine par une bonne dose de mépris et de généralisation carrément malhonnête. Merci pour la démonstration.

  41. Bonjour,

    Je me suis complètement retrouvée dans votre post. Je me suis arrêtée de travailler pour mener une grossesse sans stress et donc sereine et depuis que nous avons eu notre fils je m’occupe de lui à 100%. Un choix personnel que j’assume complètement. Moi même et ma sœur avons été élevées par notre maman et j’en ai gardé un si bon souvenir…!! On rentrait de l’école tous les midis pour manger, maman nous faisait faire nos devoirs, on faisait plein d’activités avec elle… c’etait génial! Mais c’est vrai qu’on se sent mis à l’ecart quand on ne rentre pas dans le moule, quand on ne travaille pas. On est jugé, critiqué par tous et comme vous le disiez même par la famille parfois. Le « mais qu’est ce que tu fais de tes journées alors? Tu dors? » je l’ai entendu aussi vous savez! Et la tête déconfite de ma belle mère quand on lui a dit que je ne reprendrai pas le travail!!! Mais ces gens qui vous critiquent ont loupé l’education de leurs enfants et se retrouvent aujourd’hui avec une famille « éclatée »  avec des frères et sœurs qui ne se parlent plus ou des enfants qui ne parlent plus à leur mère… Alors les critiques moi, je les prends d’ou elles viennent et j’assume, avec toute la difficulté que ça représente car les mentalités sont rigides sur le sujet, mais oui j’assume être une maman au foyer pour le plus grand bonheur de ma famille qui un jour j’ens Suis sûre saura me remercier du sacrifice que j’aurais Fait! Aujourd’hui encore je remercie ma maman de cela et des merveilleux souvenirs qu’elle m’a laissés! Merci à vous et beau dimanche!

    • Bonjour Ledoux,
      Désolée pour le retard de ma réponse, et merci pour ce partage d’expérience qui est très intéressant et encourageant.
      A bientôt,
      Aurore

  42. Aurore ;j’ai lu votre article ,je suis ému car je suis aussi une mère au foyer .J’ai 3 garçons (âgé 17,18 et 20 ans)
    J’aurai voulu la même chose que vous (l’amour,le soutien de l’époux) .Comme on vivais tous sur le même toit ,je me sentais redevable d’arriver à la fin du mois,faire face à tout ,être par tout (avec le salaire de l’époux 1500 euro mensuel ).
    Je pense comme vous entant qu’une vraie mère même si notre situation( couple ) est fini ..;
    Je ne regrette jamais ce bonheur, ces instants avec mes enfants ,j’ai grandie avec eux et peu-importe la situation..,comme vous le faites comprendre ,c’est hors du prix .

    • Bonjour Petrache, merci pour ce gentil commentaire.
      Ca ne devait pas être facile de vivre à 5 avec 1500 euros par mois, vous devez être experte en gestion du budget !
      C’est vrai que c’est un bonheur de s’occuper de son foyer et je pense que c’est bon pour les enfants aussi.
      Maintenant que mes enfants grandissent je commence à développer d’autres activités à mon compte, et je suis toujours contente de pouvoir être là avec ma famille la plupart du temps.
      A bientôt,

      Aurore

  43. Au chômage depuis décembre 2015, j’ai fait un sacré cheminement sur le monde du travail, sur ma vie, et ce que je voulais vivre et par chance mon mari partage mes valeurs.
    Depuis que je bosse pas, j’ai remarqué que j’ai beaucoup moins de dépenses. j’achète peu de fringues, plus de frais de transport, plus d’impôt (on me prenait 180 euros par mois alors que mon salaire était de 1800 net), plus de ticket restaurant pour manger de la nourriture industrielle et vendu en portions individuelles.
    De plus, plus de trajet à rallonge, soit minimum 2h40 par jour à 3h. J’habite dans l’Oise, et travailler à paris, est là ou beaucoup de postes sont concentrés. Je rentrais le soir complètement épuisée, et le seul moment ou je pouvais profiter, c’était le weekend end. Je me suis rendue compte que je ne vivais que le weekend end.
    Je peux me consacrer à ma famille, à faire de bons petits plats et pouvoir m’améliorer (ce que je voulais faire depuis longtemps, mais jamais possible vu mes horaires 7h30-19h30).
    Mon mari souhaite que je ne retravaille plus, mais j’ai peur qu’on s’en sorte pas financièrement, toujours cette traite maison de 1093 euros plus le reste.
    Ne plus travailler m’a permis, de savoir ce que je voulais plus, et ce que je voulais. si je travaille, dans quelles conditions, et surtout faire quelque chose qui m’intéresse et me passionne. Pendant cette longue période d’inactivité, c’est comme si je me déprogrammais. Je me rends compte que le modèle que l’on nous vend, est à bout de souffle, et ne fonctionne plus. On a jamais autant payé d’impots, de taxes etc…plus fringues, tickets resto, transports, à notre échelle on fait aussi fonctionner l’économie, et quand on retire toutes ces charges et qu’on voit ce qu’il nous reste, ça fait pleurer. On se rend compte qu’on gagne pas sa vie.
    Je dirais l’idéal pour moi, serait de travailler 3 jours par semaine, soit du lundi au mercredi, et d’avoir le reste de la semaine. Cela me permettrait de trouver un équilibre, entre mon besoin de sortir de chez moi, et de travailler un peu intellectuellement, et de pouvoir aussi vivre à coté, et de faire ce qui m’intéresse.
    Je ressens le besoin, au fond de moi, de travailler un peu. Que restez chez moi à 100% ne me correspond pas complètement, je m’ennuie parfois et m’angoisse sur l’avenir. J’ai besoin de m’épanouir intellectuellement et de me consacrer à une activité à mi temps, qui me passionnerait. J’ai essayé de trouver en vain. Je fais de temps en temps des CDD. Depuis que je bosse plus, j’ai remarqué plus aucun problème de peau, plus d’insomnies. Moi qui avait des insomnies qui duraient des jours, car angoissé à cause de mes responsabilités au boulot.

    • Bonjour Véronique,
      je me retrouve dans ce que vous dites. Je vous souhaite de trouver un travail à mi-temps qui vous convienne, sinon vous pouvez peut-être vous le créer. C’est parfois possible.
      Pour la traite de votre maison, voyez s’il est possible de réduire votre mensualité, ou bien de gagner de l’argent grâce à votre maison (location courte durée, etc.).
      N’hésitez pas à parcourir le blog pour trouver des astuces pour gérer au mieux vos finances, peut-être pourrez-vous vivre avec un seul salaire en affinant encore votre gestion.
      A bientôt,

      Aurore

      • J’ai déjà pensé à louer une pièce de ma maison, mais elle est trop petite. pendant un temps, j’ai loué tous mes appareils électroménagers, ça marchait bien, mais cela était sur paris, et j’avais des palpitations cardiaques à cause de la fatigue du trajet, j’ai du arrêter. j’ai pensé à me mettre en tant qu’auto entrepreneur. que faites vous à votre compte et arrivez vous à vous sortir un salaire merci

        • Bonsoir Véronique,
          Oui auto entrepreneur c’est une bonne idée, c’est le statut que j’ai choisi pour développer ce blog. J’ai aussi commencé à investir dans l’immobilier locatif, un studio qu’on loue pour le moment en courte durée. J’en parlerai sûrement un de ces jours sur le blog.
          Je me sors un petit salaire qui me convient bien, tout en me laissant beaucoup de temps libre.
          Pour trouver une idée d’activité, voyez comment vous pouvez, avec vos compétences, répondre aux besoins des gens autour de vous.
          A bientôt !

  44. Bonjour Aurore

    Un parcours de combattante ,mère au foyer ,hors prix
    Voici mon histoire ; en 1992 j’ai entamé une procédure de divorce que par la suite j’avais annulé du au droit de visite concernant mes trois enfants bas âge ,j’étais d’accord, son retour à la maison mais en cohabitation ,c’est à dire chambre à part, c’était pour l’éducation des enfants (pas de rapport intime) . plus le temps passer,la pression, la violence sur les enfants ..j’étais l’arbitre ,chaque année passée, je voulais divorcé mais par peur que la situation peut finir ..avec des dégâts ? Il était capable de tout ,pour passer à l’acte ? prendre un tel risque ?
    Les enfants( de père Français) ont commencé se retourner contre moi ,c’est normal ,avec le temps j’ai compris qu’ils étaient sans défense à par moi (je suis une étrangère ,pas la famille).En 2017 indirectement les enfants m’ont poussé aller chez l’avocat …Mon fils c’était sacrifié d’aller avec lui (il a 20 ans ) pour éviter le conflit ,oui il nous a sauvé ..bientôt il va s’installer avec sa petite amie (je suis très heureuse) .
    Depuis ,j’ai vie avec mes deux enfants ,encore scolarisés,je suis à la recherche d’un travail j’ai vie sur l’RSA .
    Peu-importe la situation nous sommes bien .
    Cette année j’aurais 50 ans ;personne n’a demandé cette situation ,sacré pognon de dingue…!
    Pour dire, trouver un travail ? à cette âge ? en sachant que le marché du travail exploite les jeunes ..le monde est saturé . Nous les mères sans apport personnel d’investissement ,on nous propose femme de ménage avec expérience,ou certificats .. et même pour quelques heurs ,j’ai le statut de cas social q’on me colle (aide) !
    J’ai un certificat d’assistant juridique (option contentieux)fait par correspondance (EDUCATEL),BAFA ,BNS ;j’avais travaillé comme préparatrice de commande, animatrice ,OS etc. jusqu’à ma première grossesse (6 mois).
    Je suis inscrite par tout ;pole emploi,stage d’insertion . tout ce personnel rien à dire font leur métier mais l’outil le plus important manque c’est à dire LES PATRONS en autre les VRAIS ..Je ne suis pas une victime , je suis très réaliste ,je regard le vrai en face ,je n’ai pas peur . Depuis mon indépendance je me suis retrouvé MOI !
    Grâce au net et gratuit ,j’ai pu faire une analyse profonde sur moi ..
    Pour moi le travail est un outil de l’instinct- SURVIE … le système MODE EMPLOI ? La vision de chaque est différente selon son mode de vie et la division de tous car le l’argent dicte,commande et pousse à consommer l’être humains à l’excès ..suivre comme les moutons ..si non ? hors, la dignité de chaque être humain (le vrai)
    n’a pas de prix ..c’est côté valeur !
    Possible que mon cas peu-être une banalité mais des cas comme tels .. les mères aux foyers avec le temps sont oubliés par un mouvement mise en place bien officiel ,bien que c’est un choix d’un métier et à longue terme perd de sa valeur.. et la reconnaissance de nul part ..!
    J’encourage toutes les mères aux foyers de garder leur propre vraie personnalité car ce JOB si peu reconnu comme tel ,c’est un TRAVAIL DE FOU ..!
    Merci beaucoup pour votre sujet .

    • Merci pour votre témoignage Alexandrina. C’est vrai que les mères au foyer reçoivent très peu de reconnaissance, malgré le rôle majeur qu’elles jouent pour l’équilibre de la société.
      Je vous souhaite du courage et du succès,

      Aurore

  45. Article instructif, intéressant mais …attention aux généralités 😉
    Aurore, vous avez un capital scolaire, un capital financier (la sécurité financière de vos parents, de votre famille qui certes vous a regardé de travers mais ne vous a pas reniée par exemple quand vous avez décidé de devenir mère au foyer), un capital culturel…Vous avez donc démarré votre vie avec un certain niveau de sécurité interne.

    Vous avez un bac + 5, vous avez travaillé, vous connaissez donc le monde du travail et en tant qu’ex salariée, vous vous y êtes bon gré, mal gré soumise. (Rappelons ici que l’instruction mène à l’émancipation.)

    Après quelques années de travail et toutes les déceptions que le salariat peut apporter (j’ai moi-même connu les coups bas, les jalousies, la non-prime d’intéressement etc etc…, Et j’en passe!), vous avez fait deux enfants et avez discuté avec votre compagnon posément des modifications et contours à donner à vos vies personnelles et votre vie de couple pour y faire face sereinement et qu’aucun ne se sente lésé. Je suppose qu’avant vous aviez bien étudié la question du mariage aussi pour protéger vos propres intérêts, qu’il y ait une séparation ou non un jour.

    Vous êtes prudente, mesurée, pleine de bon sens.

    Vous savez tirer les leçons d’autres expériences de femmes également.

    Ça ne me choque personnellement pas du tout qu’une femme et mère reste au foyer quelques années, je trouve plutôt que ça tombe sous le sens car un enfant ne s’élève pas tout seul et durant les premières années de sa vie, il est extrêmement vulnérable. Par contre, ce qui me bouleverse profondément, ce sont les femmes et mères qui mettent leur(s) enfant(s) en nourrice un ou deux mois après leur venue au monde car selon moi, c’est une attitude insensée. D’ex collègues me rapportaient qu’elles devenaient folles à rester à la maison, soit j’en conviens mais un enfant, ce n’est ni un chat, ni un objet.

    Passons sur mon avis personnel et mon dur jugement là dessus.

    Mais revenons au problème : vous avez travaillé donc avant, bien mûri votre projet, avez cotisé un temps. Votre mari travaille. Après avoir passé quelques années, toute à l’éducation de vos enfants, vous avez en parallèle travailler sur les finances de votre famille, avez monté un blog qui à présent vous rapporte plusieurs centaines d’euros par mois, vous investissez maintenant dans du locatif.

    On ne peut pas dire que vous n’êtes pas maline et pleine de ressources. Je vous en félicite, d’autant que vous avez assuré vos arrières en cas d’invalidité/décès/séparation. Bref, vous protégez votre pré carré et vous vous épanouissez.

    Mais prenons d’autres exemples de femmes et mères au foyer que j’ai pu connaître : elles se sont mariées jeunes, n’ont pratiquement pas travaillé malgré un diplôme de professorat par exemple, elles ont enfanté un, deux, trois bambins voire plus (les mères qui font 3 enfants ont des avantages, pas les autres), les enfants ont été à l’école et malgré tout durant leur journée, après le ménage, le repassage, le rangement qui soyons honnêtes ne prennent pas 8 heures dans une journée, sauf quand on n’éduque pas ses enfants à s’éveiller à la vie et à leur future autonomie et qu’on s’occupe absolument plutôt d’en devenir l’esclave tout en les maintenant dans une situation de dépendance, elles se sont laissées vivre (oui, elles regardaient la télé, lisaient, se promenaient…ce qui n’est pas une vie difficile) et elles ont fait durer cette situation jusqu’à ce que leurs enfants arrivent au lycée voire quitter le nid.
    Le mari, manque de bol, perd son travail ou meure ou tombe malade. (Je ne vais pas évoquer ici les mères de famille dont le mari ne travaille même pas, on bascule dans un autre univers, une autre approche et réflexion).

    Dépression, burn-out, crises de nerfs, divorce ou pas divorce car sinon la femme se retrouve à la rue. Ou divorce et paf, la femme se retrouve à devoir cohabiter avec ses parents qui entre temps sont devenus âgés, ou à la rue.

    Ce n’est pas du tout la même chose que votre parcours, vous en conviendrez.

    Ayant été confrontée moi-même de près ou de loin à de tels parcours et à devoir constater ces expériences de vie très douloureuses, certaines femmes ayant été en position de soumission et de dépendance toute leur vie, je vous assure que vous prenez les devants pour ne pas qu’il vous arrive la même chose. DU TOUT.

    Et il y a d’autres femmes et mères au foyer qui ont assuré mais moins que vous en faisant des brocantes, les courses, en tenant les comptes mais en étant revêches et malheureuses. Elles ont suivi un schéma classique : mise en couple, mariage, deux enfants voire plus et se senties piégées. Pas de réflexion sur leur couple, pas de réflexion sur ce qu’entraîne la maternité, nouvelle place et rôle de mère (et accessoirement de père pour l’autre genre).

    Le plus important dans tout cela, de toutes les histoires que je vous raconte est la prise en considération de l’épanouissement de chaque membre de la famille.

    Une femme malheureuse ne peut pas éduquer sereinement ses enfants, ce n’est pas possible. Celles qui subissent leur situation sont en général celles qui n’ont pas trop réfléchi à la question elle-même et qui ont eu un mari qui gagnait beaucoup d’argent et se sont retrouvées en deux coups de cuillères à pot, totalement dépendantes, n’ayant pas bien considéré ce que la naissance d’un enfant avait pour conséquence, et n’ayant pas non plus réfléchi à ce q’une mise en couple impliquait. Personne n’aura discuté à un moment ou à un autre d’une autre direction de leur couple/famille à prendre car l’autre partie vivait vraiment très mal la situation.

    Un enfant pour une femme peut très probablement signer la fin d’une carrière. Et toutes les pertes qui vont avec.

    Le système social français nous prend pour des vaches à traire (à enfanter) sans contrepartie si personnellement nous n’y prenons pas garde : il n’existe pas de congé parental partagé.
    Le nombre de pères qui prennent un congé parental sont de l’ordre de 2 à 3%. Chiffre bien dérisoire qui me ferait sourire s’il ne me faisait pas pleurer.

    (Celles et ceux qui sont chanceuses.x sont celles.eux qui ont des grands-parents qui sont en pleine forme ont de l’argent, ce qui va de paire, et qui entretiennent de bons rapports avec leurs enfants.)

    Dans notre merveilleux pays, l’enfant n’est pas « pensé » et l’arrivée d’un enfant lèse considérablement la femme.
    Nous vivons dans un pays rétrograde, profondément inique.

    Autant vous dire que le couple qui n’a pas très sérieusement anticipé cela se créé un certain nombre et un nombre certain de problèmes.

    Je finis en vous parlant un peu de mon histoire de vie : j’ai comme vous été salariée, en suis ressortie avec une dépression généralisée et un épuisement total. Néanmoins, ayant dû assurer mes arrières très tôt dans ma vie, j’ai acquis un appartement assez jeune en faisant des sacrifices. 10 ans après de très gros sacrifices, je peux enfin goûter les fruits de ma stratégie de vie.
    Je n’ai pas un baccalauréat plus 5 mais j’ai dû moi aussi faire preuve d’ingéniosité puisque je n’avais pas d’autre choix à vrai dire. Toutefois, j’ai acquis un bac plus 3 car en France, le diplôme reste roi et un bon indicateur du futur salaire et des conditions de travail (j’ai travaillé en usine, après, vous vous bottez le cul pour avoir des diplômes c’est un très bon facteur de motivation cette expérience (ou tout autre travail quand vous avez uniquement un brevet des collèges ou encore moins !)

    J’espère qu’un jour, il existera une université féminine dans laquelle on mettra très sérieusement en garde les filles de ce qu’il les attend car c’est loin d’être rose.

    Voilà, j’ai fini ma longue bafouille et vous remercie de nous faire partager vos expériences et ses bénéfices et on ne le dira jamais assez un amour solide c’est aussi un amour raisonné sinon j’aurais suivi un bel hidalgo qui aurait gratté sur sa guitare toute sa vie mais en étant sûre de rien et ne pouvant jamais faire de projets! (Un homme qui a la tête sur les épaules est un homme viril, une femme qui a la tête sur les épaules est une femme virile aussi 🙂 Et je suis tout à fait d’accord qu’une bonne communication est vitale, primordiale, capitale pour faire un bout de chemin ensemble, ainsi que des projets de vie et rythme de vie en commun.

    Célia

    • Bonjour Célia,
      Merci pour cette longue intervention. On a tous des exemples de gens qui ont subi des catastrophes, quelque soit le chemin qu’ils avaient choisi. J’essaie de trouver un juste milieu, un équilibre, entre le style de vie qui me plaît, et la sécurité. Vous avez raison de rappeler qu’il faut penser à se protéger.
      Cela dit, hommes ou femmes, nous avons tous notre lot de risques à assumer. Et nous avons besoin les un(e)s des autres, ça il ne faut pas l’oublier, et la vie est quand même plus belle ainsi. Je suis contre la victimisation, on a toujours des moyens pour se bouger et améliorer sa situation, pour peu qu’on ne se laisse pas anéantir par des pensées négatives.
      Bonne journée,

      Aurore

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