Idée de lecture : The millionaire next door

Aujourd’hui, je vous propose un livre en anglais. Il n’est malheureusement pas traduit en français, mais il est écrit dans un anglais facile à comprendre. Il est donc accessible aux personnes qui n’ont pas pratiqué l’anglais depuis plusieurs années (les bases sont quand même nécessaires, bien sûr). Et surtout cet excellent livre vaut vraiment la peine de faire un petit effort pour lire en anglais.

 

The Millionaire Next Door (qu’on pourrait traduire en français par « Mon voisin millionnaire ») n’est pas un roman. C’est une étude passionnante à lire (une sorte de reportage) sur la population des millionnaires américains.





Il a été écrit par deux statisticiens, sur la base des études statistiques qu’ils ont menées sur cette population. Ils cherchaient à savoir comment ils ont acquis leur fortune, et quel style de vie ils mènent.

On s’attendrait à y trouver beaucoup de bling-bling, de soirées luxueuses, vacances et jets privés.
Eh bien, pas du tout.

 

On découvre qu’en grande majorité, les millionnaires américains sont des gens simples. Ils vivent dans des quartiers normaux, et n’ont pas « l’air » riche.

D’où le titre : ils ressemblent en général à « Monsieur tout le monde », s’habillent comme tout le monde, conduisent des voitures d’un prix classique, et habitent dans des quartiers pas spécialement luxueux. Ils pourraient être vos voisins, sans que vous soupçonniez rien de leur fortune.

 

Ce livre montre que c’est justement ce style de vie frugal, sans goût démesuré pour le luxe, qui leur a permis d’accumuler une fortune conséquente, et de la conserver. La grande majorité d’entre eux n’a pas reçu d’héritage, mais a construit son patrimoine au fur et à mesure de sa vie.




Alors quels moyens concrets ces gens utilisent-ils pour s’enrichir ?

Les statistiques des auteurs montrent que très majoritairement, les millionnaires :

tiennent leurs comptes régulièrement

– sont raisonnables dans leurs achats

– ont épousé la plupart du temps une personne frugale comme eux

n’ont pas passé de trop longues années à étudier mais ont commencé à travailler et à épargner tôt (il y a beaucoup d’entrepreneurs parmi eux)

– habitent parmi un voisinage plutôt modeste et dans un quartier bon marché

– ne prennent pas tellement plaisir à dépenser leur argent dans des biens de luxe

– Et, intéressant à noter : beaucoup d’entre eux sont toujours mariés à celui ou celle qu’ils ont épousé(e) dans leur jeunesse (je ne vous apprends rien en soulignant que le divorce appauvrit).

(il y a bien d’autres caractéristiques, mais je vous laisse les découvrir dans le livre)




On aime souvent dénigrer la réussite des riches en se convainquant qu’ils ont acquis leur richesse sans mérite, soit par héritage, soit en flouant les autres. Mais ce livre nous apprend qu’en réalité, on se trompe. Le plus dommageable, c’est qu’en entretenant ces préjugés, on s’empêche psychologiquement de réussir soi-même.

 

On se rend aussi compte, au travers de cette étude, d’une chose capitale. En tentant de ressembler à « un riche » (ou plutôt, à ce à quoi on pense que les riches ressemblent : grosse voiture, belle maison, sacs de luxe, dressing rempli de vêtements chers, voyages au bout du monde, etc.), on s’appauvrit, car ce style de vie nécessite énormément de dépenses.

 

Ce qui permet, au contraire, de s’enrichir, c’est la capacité à bien gérer ses finances. Mais aussi à épargner et à investir cette épargne intelligemment pour la faire fructifier. Et pour cela, le mieux est de vivre un peu en dessous de ses moyens. Voilà, à mon avis, le principal enseignement de « The millionaire next door ».

 

Je vous recommande chaleureusement ce livre pour apprendre comment vivent vraiment les riches, et comment ils ont bâti leur patrimoine. C’est en imitant ceux qui réussissent que l’on se donne la chance de réussir soi-même.

 

15 réflexions au sujet de “Idée de lecture : The millionaire next door

  1. Tout est dans cet extrait de ton texte:

    Ce qui permet, au contraire, de s’enrichir, c’est la capacité à bien gérer ses finances, à épargner et à investir cette épargne intelligemment pour la faire fructifier

    Voilà la solution qui marche pour tous, le seul ingrédient nécessaire à sa réalisation est la volonté de tout mettre en marche et d’automatiser le système.

    Martin

  2. Depuis le temps que je me suis dit qu’il faut que je le lise ! Avec ton article, ça me « rebooste » faut que je le lise avant fin 2014 !

    Par rapport aux gens millionnaires qui pourraient être parmi tout le monde, en France, c’est très difficile à concevoir pour la majorité des gens. Les médias nous matraquent en nous radotant riche = luxure, etc. Par contre, c’est beaucoup plus facile à concevoir dans des pays comme les USA ou encore Singapour.

  3. J’ai bien aimé ce livre.
    Malgré mon niveau laborieux en français, j’en suis venu à bout! 🙂

    Pour le contenu, effectivement, ce qu’il m’a le plus surpris est le descriptif du millionnaire.
    Après, ça me fait sourire, quand je vois comment je m’habille (surtout hors boulot) et ce que je conduis, par rapport à mon niveau de patrimoine, ça fait totalement décalé, surtout dans la vision courante!
    Mais ça correspond pas mal au livre dans un sens.

  4. Oui bien sûr le divorce appauvrit, comme le fait d’avoir des enfants, mais je ne pense pas que l’on réfléchit à cet appauvrissement lorsqu’on franchit le pas du divorce, il faudrait rester marié contre son gré pour avoir une chance de devenir millionnaire?. Je trouve qu’il y a des raccourcis rapides dans ce livre à lire ton résumé!.

    • Granpi, je ne sais pas si vous avez bien fait attention.
      Comme le dit Aurore, le livre est une étude sur les personnes qui sont millionnaire.
      Ce n’est aucunement une méthode pour le devenir.

      Donc statistiquement, il en ressort qu’avoir une vie simple et peu original est un facteur essentiel pour devenir patrimoniale. (c’est le terme qui correspond mieux que millionnaire).
      C’est vie sans originalité passe par des dépenses peu excessives, une voiture classique, un conjoint à vie, …
      C’est un peu le cliché français de la famille pantouflarde.

      Dommage que ce soit péjoratif, c’est un moyen confirmé statistiquement d’enrichissement.

    • Bonjour Granpi,
      David a parfaitement expliqué les choses.

      Le divorce est un sujet épineux, mais je me permets de donner mon avis car j’ai vu, en tant qu’enfant de divorcés, la souffrance de chaque parent après le divorce, et les difficultés financières, ainsi qu’éducatives et relationnelles. Et encore, je ne parle pas du chamboulement et de la souffrance des enfants.

      Les termes « rester marié contre son gré », ou « je ne pense pas que l’on réfléchit à cet appauvrissement », montrent que le divorce est envisagé dans notre société comme un simple « droit », une liberté, alors que c’est en réalité un choix aux conséquences qui peuvent être extrêmement coûteuses.
      Sachant que la grande majorité des divorces a lieu par consentement mutuel (donc hors violences conjugales généralement), on peut se demander s’il ne serait pas plus efficace de s’atteler à réparer la relation par tous les moyens, avant de franchir ce cap.

      Donc, en effet, le divorce appauvrit, et il faut bien avoir conscience, même si ça ne fait pas plaisir, que lorsqu’on fait ce choix, on se condamne à des années financièrement et émotionnellement difficiles.
      La réalité n’est pas toujours agréable, mais elle est pourtant ainsi.
      Vive les familles stables et pantouflardes 😉

      • Bonjour Aurore,
        Je suis enfant de divorcés également et croyez-moi , même si ma mère a divorcé par consentement mutuel, elle a été libérée, et pourtant elle a essayé pendant des années à recoller les morceaux, ne croyez surtout pas que les gens divorcent pour la plupart sur un coup de tête, ce serait bien réducteur pour les personnes divorcées!!. Parfois on n’a pas le choix et le divorce peut être une libération je vous le garantis. Mais je ne suis pas ici pour m’épancher, loin de moi l’idée de critiquer vos lectures, je trouve votre blog très intéressant mais on peut ne pas être d’accord sur tout.
        Quant à David je le remercie pour son intervention, sans lui je crois que je serai restée à jamais idiote (sic!!). Bonne continuation…

        • AU cas où je n’aurais pas été clair, je ne juge pas les personnes divorcées.
          Comme le dis Aurore, chaque situation est unique et différente, je n’ai pas le culot de m’estimer capable de porter un jugement.

          J’explique juste le contexte du livre.
          Les statistiques tiré de cette étude permettent de tirer quelques grandes lignes, mais ne sont aucunement une obligation.

          Ce qui en ressort c’est que certains profils sont favorisé. En gros les profils peu dépensier, un peu casanier, aidé par certains métiers spécifique (là je vous laisse lire, car je ne saurais pas le décrire clairement)

          A aucun moment il n’est dit que le divorce est mal ou bien. Il ressort juste une infos statistique.
          Tout comme la plupart des personnes dans le profile sont propriétaires de leurs résidence principale. Ce qui n’empêche pas certains locataires de s’enrichir également!
          Il y a même une partie des investisseurs qui pensent que la RP est un poids, et qu’il vaut mieux rester en location.

          Au final, ce que je me souviens, c’est qu’outre certains éléments avantageux (dont le couple qui dure, mais également certains métiers, …), ce qui fait la différence est clairement le niveau de vie des personnes par rapport à leurs revnus

          • Bonjour à vous, je vous remercie, David pour ces explications tout à fait claires, mais par pitié, soignez votre orthographe car cela pique les yeux ;)!!. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année à tous, économes bien sûr!!

  5. bonjour
    Je n’ai pas lu le livre ???donc je ne ferai aucun commentaire…Par contre si quelqu’un a la recette pour devenir riche je suis bien sur preneuse…….Je suis a la retraite mais malheureusement je touche une petite retraite qui ne me permet pas de folie???? Je plaisante en parlant de devenir riche, j’aimerai ameliorer juste mon quotidien (soit une amelioration de 500 a 1000 euros mensuel)
    Cordialement

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