Entorse aux économies : pourquoi j’ai augmenté notre budget nourriture

Entorse aux économies : pourquoi j’ai augmenté notre budget nourriture

Depuis quelques années, mon but est de réduire au maximum nos dépenses, y compris dans le domaine de la nourriture (il faut dire qu’on partait de loin !), comme je vous l’expliquais dans cet article.

Mais dans ce domaine, il y a du changement.

Je continue bien sûr de réduire nos dépenses, mais j’ai décidé il y a peu d’augmenter notre budget nourriture : nous sommes donc passés d’un budget de 400 euros par mois, à environ 500/550 euros pour trois.








L’influence des scandales alimentaires


Les récents scandales alimentaires y sont pour beaucoup. Je suis convaincue de l’influence d’une nourriture saine sur notre santé à long terme, et j’accorde beaucoup moins ma confiance à l’industrie agro-alimentaire, qui me semble surtout préoccupée par le profit au détriment de la santé des consommateurs.

 

Comment manger mieux ?




Je vérifie donc toujours les étiquettes en choisissant les produits les moins nocifs (bien que l’on ne soit jamais sûr que l’étiquette dise la vérité, malheureusement), et j’ai banni les produits premier prix, même basiques (je pense que dans l’alimentaire comme dans le reste, le premier prix n’est pas, en général, gage de grande qualité). Bien sûr, je n’achète pas de plats cuisinés, mais c’était déjà le cas avant.


Bio, local

Surtout, j’ai décidé de m’approvisionner le plus possible auprès de producteurs locaux, et lorsque c’est possible dans le circuit bio, afin d’éviter autant que possible les pesticides, additifs chimiques, OGM, etc.







Ainsi, j’ai trouvé une ferme près de chez moi qui vend des pommes de terre bio, presque au même prix que celles du commerce.

J’ai également adhéré à un système de distribution de produits locaux, dans lequel des producteurs de la région (souvent bio mais pas uniquement) ou des régions alentour nous proposent leurs produits, qui sont souvent délicieux. Ce circuit de distribution coûte un peu plus cher que la vente directe chez le producteur, car le réseau prend une commission sur les ventes. On n’y fait donc pas vraiment d’économies, à mon avis, mais on améliore a priori la qualité (et en tout cas le goût) des aliments que l’on achète.

Cela permet aussi de ne faire qu’un seul déplacement pour un maximum de produits (légumes, viande, farine, pain, vin, aromates, chocolat, café, etc.), là où il faudrait faire le tour de plusieurs fermes habituellement.


Marchés, cueillettes

Nous avons aussi découvert un endroit bien sympathique que notre génération a visiblement peu l’habitude de fréquenter (en tout cas j’y vois surtout des mamies): le marché ! On y trouve aussi des producteurs locaux, et l’ambiance est plus agréable qu’au supermarché. On peut aussi y faire de bonnes affaires en faisant partie des derniers clients.


Enfin, pour les fruits et légumes, comme nous n’avons pas la possibilité d’avoir un potager, nous avons testé avec succès les cueillettes : pour un prix inférieur à celui des grandes surfaces, le consommateur vient lui-même cueillir ses fruits et légumes dans l’exploitation agricole, et paie à la sortie selon le poids récolté. C’est l’occasion d’une sortie en famille très sympathique, qui plaît beaucoup aux enfants. Là, les économies sont en principe au rendez-vous.


Lorsque nous pourrons avoir un jardin, le potager sera incontournable pour faire des économies et manger plus sainement. En attendant, je ne peux que vous encourager à en faire un si vous avez du terrain disponible.


Et vous, les derniers scandales alimentaires vous ont-ils fait réfléchir à votre façon de consommer ? Comment faites-vous pour manger plus sainement sans y laisser votre chemise ?

14 réflexions au sujet de “Entorse aux économies : pourquoi j’ai augmenté notre budget nourriture”

  1. Bonjour,

    Depuis près de 10 ans, nous sommes progressivement passés au bio. Aujourd’hui, nous sommes presque 100 % bio.

    Plus cher ? Pas forcément…
    – Il faut cuisiner plus.
    – Nous limitons les resto quand il ne s’agit pas de sortir mais juste de se nourrir.
    – Manger moins de viande.

    Ensuite, que ce soit chez biocoop ou dans notre AMAP, je n’ai pas l’impression que ce soit vraiment plus cher. Évidemment, il faut éviter les plats préparés.

    Notre moyenne mensuelle est passé de 250 € en 2088 à 500 € aujourd’hui, mais nous avons aussi 2 bouches de plus à nourrir !

  2. Le bio c’est bien. Pas encore top, mais certainement mieux que le reste même si pour avoir eu un stagaire dont le pere etait cultivateur bio à Correns (pres de chez moi, premier village bio), le choix des poduits autorisés laisse à désirer… En ses termes: « c’est du bidon »…
    Ma frangine est à fond bio: elle bosse ds le maréchage, à fait de l’AMAP, et souhaite se mettre à son compte; pour vous dire que des discussions sur le bio, on en a eues!!! Selon mon avis, le bio « magasin » est à proscrire. Ce qui faut, c’est acheter aux producteurs. Peut-etre ne sera-t-il pas « bio », mais il mets peut-etre encore moins de pesticide qu’un autre producteur, labellisé lui. Question de démarche administrative. D’un autre coté, un coup dur et il est débile de se passer d’un produit efficace au risque de perder toute une production: passer de l’excés à rien… ou de l’exces à une fois de temps en temps?
    Niveau prix, c’est plus cher, c’est certain. La première raison réside en le fait que ce n’est pas subventionné. La 2eme est intrinsèque au coté local et au prix de la main d’oeuvre: 3 melons à 2 euros, en France, c’est ramassé par un travailleur clandestin, je ne vois pas d’autre solution. A vous de voir si vous voulez un arrière gout à votre fruit…
    En tout cas, ce midi c’est carotte (pas de « s », elle est énorme!) et tomates du jardin; mon voisin est en pleine recolte… et comme ecrit une fois ds mon blog, on s’echange beaucoup de chose.

    • Tu veux dire que certains agriculteurs non bio mettraient moins de pesticides que certains agriculteurs bio ?
      J’ai aussi entendu parler de l’agriculture raisonnée, mais je ne sais pas ce que ça vaut.

    • Effectivement, il y a bio et bio.
      La norme européenne est souvent minimale.
      Si on veux du vrai bio, on peux aller sur des certifications plus strictes : demeter, nature et progrès par exemple.
      Mais vu qu’elles sont pas forcément connu, c’est pas évident d’en trouver.

      Concernant le bio intensif, il reste le côté intensif, qui lui est toujours nocif.

      Quand au fait de perdre toute une récolte en cas de coup dur, tout dépend du type de culture.
      Les cultures mélangées ont d’excellents résultats avec peu de pertes. Je vous conseille de voir la façon dont Geispe cultive, c’est impressionnant et très peu conventionnel.

      • Tout a fait! Pour etre bio, il faut se limiter aux produits autorisés… et tous ne sont pas clean… Je ne connais pas la « norme » demeter, mais nature et progres est largement plus stricte que le bio, c’est certain. Il y a aussi « terra vitis » pour le vin (ex:un vignoble du coin fait désherber par le chevrier local, c’est du gagnant-gagnant) .
        Les AMAP sont à mettre dans le même panier que producteur et c’est un systeme excellent… elles se multiplien mais il n’y en a pas encore partout…

  3. Est ce que manger bio coûte plus cher ?

    Je ne pense pas, pour être dans une AMAP depuis plusieurs années, je n’ai pas le sentiment de payer plus cher. On mange différemment et plus sainement. Les légumes sont de saison, la production est locale, les tomates en hiver c’est quasi terminé.

    Je dis quasi, car nous ne sommes pas 100 % bio, mais fortement sensibilisés.

    Pour un grand nombre de foyers, Il est souvent possible de réduire le budget nourriture, il suffit juste de manger équilibré avec de bons produits.

    Un peu hors sujet, mais pour ne pas exploser le budget alimentation quand l’on travaille, le midi, il faut penser à préparer ses plats maison. La cantine est bien souvent plus chère et les restos ou sandwicheries c’est « hors budget », pour qui veut maîtriser ses finances et dégager de l’épargne à la fin du mois.

    A bientôt,

    Arnaud

    • Salut Arnaud (et Quentin),

      je vais me pencher sur la question des AMAP, merci pour le tuyau 😉
      En effet apporter son repas au travail est très économique, c’est ce qu’on fait aussi.

      A bientôt !

  4. Ici,
    On élève nos poules pour les oeufs, des poulets de chair au printemps, et nous partageons les frais et les récoltes avec mes parents (qui habitent tout près). De leur côté, ils s’occupent du potager pour les deux familles.
    Et je cuisine beaucoup : yaourt, fromage blanc, pain, pâtes…
    Nous achetons la viande en semi gros dans une ferme non bio, mais très respectueuse des humains et des bêtes (du temps pour tout mettre sous vide, mais des économies et énormément de plaisir à manger du bon!)
    Je crois que c’est déjà pas mal niveau écolo/économies.

  5. Je n’entrerai pas dans le débat « le bio est il plus cher », j’ai mon idée là-dessus!!!!
    MAIS pour ce qui est du potager, très franchement, de l’expérience de mes parents et beaux-parents= ça ne revient pas franchement moins cher. Calculer l’eau nécessaire (le mieux est le récupérateur d’eau de pluie mais pas toujours suffisant selon régions), la terre adaptée en jardinerie, le compost que vous devez vous procurer au début le temps d’en avoir vous même, les semences (on se débrouille pour en échanger mais il y a toujours de l’achat à un moment ou un autre), et surtout surtout le temps passé…
    Le vrai plaisir vient du fait de consommer sa propre production et de faire participer les enfants.
    Remarquez, ça fait salle de sport et loisir en même temps que nourriture, donc là ça réduit les dépenses familiales c’est sûr!!!

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